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avril 2012

Présidentielle 2012 : la géographie du vote Sarkozy à Puteaux

MonPuteaux vous révèle en exclusivité l'ensemble des résultats, bureau par bureau, du 1er tour de l'élection présidentielle, dimanche 22 avril, dans les 32 bureaux de la commune de Puteaux : Voir les résultats (photo jpg).

Voici par ailleurs, ci-dessous, la carte du vote en faveur du candidat UMP dans notre ville. Celle-ci révèle la géographie du vote sarkozyste pour chaque quartier :

Légende :

En vert : les bureaux où le score de Nicolas Sarkozy est supérieur au score moyen sur la ville (+35,57%).
En Bleu : les bureaux où son score est supérieur à celui obtenu en 2007 sur l'ensemble de la ville (+39,39%).
En Orange : les bureaux où Nicolas Sarkozy obtient un résultat inférieur à sa moyenne sur la commune (-35,57%).
En Rouge : les bureaux où Nicolas Sarkozy fait moins de 30% des voix.

Cette carte permet de visualiser géographiquement le vote UMP sur notre ville : Nicolas Sarkozy enregistre ses meilleurs scores dans le bas de Puteaux et ses plus mauvais sur le haut de la ville. La voie SNCF faisant office de frontière symbolique.

> Nicolas Sarkozy réalise son meilleur score (45,8%) au bureau 14, maternelle des deux coupoles, qui regroupe les électeurs des résidences du square Léon Blum et du début de la rue Jean Jaurès, qui donnent sur les quais de Seine.
> Le candidat UMP réalise son plus mauvais score (23,4%) au bureau 31, école Petitot, qui regroupe les électeurs des résidences HLM des Fontaines et des Rosiers, à la limite entre Puteaux et Nanterre.
> En faisant la moyenne de ces 2 bureaux aux résultats "extrêmes", on obtient, à 1 point près, le score moyen de Nicolas Sarkozy sur la ville.


Présidentielle : un panneau électoral, rue Jean Jaurès à Puteaux, très parlant ?

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La campagne du second tour de l'élection présidentielle est marquée par le rapprochement de Nicolas Sarkozy avec certains points du programme du Front national. Cette photo d'un panneau électoral, prise hier rue Jean Jaurès à Puteaux, illustre de manière insolite cette situation. Au 1er tour, le panneau n°2 était attribué à Marine Le Pen. Au second tour, c'est celui de Nicolas Sarkozy. Entre les 2, les services municipaux n'ont pas nettoyé ( "karchérisé" ?) le panneau pour faire place nette, créant cette superposition que certains considéreront comme assez parlante.

(photo : Flickr)


MonPuteaux a 10 ans ! Découvrez la 1ère version du site sur Free.fr

Monputeauxfree

MonPuteaux.com a été lancé le 1er mai 2002, il y aura donc 10 ans dans quelques jours. J'ai créé ce site pour faire circuler l'information locale et permettre aux habitants de Puteaux (les putéoliennes et putéoliens) de débattre de cette actualité locale.

A l'époque, l'internet n'était pas aussi développé et on doutait, autour de moi, de l'intérêt d'un tel site : qui allait le consulter ?

10 ans plus tard, MonPuteaux est toujours là. Il contient plus de 5.500 notes et 21.000 commentaires. Il cumule plus de 5 millions de pages vues. Actuellement, il reçoit chaque jour plus de 1.000 visiteurs uniques. Ce qui est pas mal pour un blog qui s'adresse en pratique aux 45.000 habitants de Puteaux !

En lançant ce site, suite au choc du 21 avril 2002 (la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle), je n'avais pas le projet de 'faire de la politique'. Mon engagement était citoyen. Et même si en 2008, je me suis présenté à l'élection municipale et j'ai été élu, c'est cet engagement pour une démocratie plus participative qui me motive encore : MonPuteaux est et reste le blog d'"Un Putéolien qui a décidé de l'ouvrir" !

Merci à tous ceux qui ont participé depuis 10 ans à cette aventure, par leurs soutiens, leurs encouragements et leurs contributions. MonPuteaux est aussi leur site.

La première version de Monputeaux est toujours en ligne sur les serveurs de free. Je vous invite à la découvrir : http://monputeaux.free.fr.

Christophe Grébert


Présidentielle à Puteaux : le maire UMP cache les résultats médiocres de Nicolas Sarkozy

42391316_e87703bea0Ne cherchez pas sur le site internet de la ville de Puteaux les résultats du 1er tour de la présidentielle bureau par bureau. Ils n'y sont pas publiés. M'étonnant de cela, j'ai envoyé lundi un mail au député-maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud pour lui demander de me fournir le tableau détaillant les résultats dans les 32 bureaux que compte la commune. Pas de réponse. Je la relance donc mardi. Mercredi après-midi enfin, j'ai reçu la réponse suivante :

"Monsieur,
J’ai bien reçu le courrier électronique par lequel vous me faites part de votre souhait d’obtenir les résultats du 1er tour des élections présidentielles.
Je vous informe qu’ils sont affichés pendant 8 jours, conformément à la loi, sur l’ensemble des bureaux de vote.
Vous pouvez donc, comme l’ensemble des Putéoliens, les consulter librement.
Cordialement,
Joëlle CECCALDI-RAYNAUD
Député des Hauts-de-Seine
Maire de Puteaux"

Une réponse assez amusante : ainsi donc, il faudrait faire le tour des 32 bureaux de vote de Puteaux pour avoir l'ensemble des résultats. Pas simple ! Qu'a donc à cacher la député-maire UMP ? Que dans sa ville, qui était autrefois la circonscription de Nicolas Sarkozy, le président-candidat fait dans plusieurs bureaux des scores très moyens, parfois en dessous de 30%, là où autrefois l'UMP était majoritaire dès le 1er tour.

Cachez ces résultats que je ne saurais voir !

Nota : à Courbevoie, commune voisine de Puteaux, ces résultats bureau par bureau sont bien entendu disponibles sur le site municipal.

MISE À JOUR VENDREDI 27 AVRIL À 15H : Hier, par mail, j'ai relancé le maire afin qu'il me transmette les résultats complets, bureau par bureau. Nouveau refus... Voici sa réponse ce jour : "Les résultats sont affichés sur le panneau administratif de la Mairie". J'aurais dû lui demander de me les envoyer par pigeon voyageur ! Les 30.000 électeurs de Puteaux ne vont pas se rendre devant le panneau administratif de l'Hôtel-de-Ville pour consulter ces résultats. Ils sont en droit de pouvoir en prendre connaissance sur le site de la commune !

(photo : archives, Joëlle Ceccaldi-Raynaud et Nicolas Sarkozy, Flickr)


Comité de soutien à Christophe Grébert : plus de 10.000 euros recueillis pour assurer sa défense judiciaire

7090042683_230cffc309Des nouvelles du Comité de soutien à Christophe Grébert, pour la défense de la démocratie et de la liberté d'expression à Puteaux : 10.185 euros ont été recueillis !
7.176 euros ont été utilisés à ce jour en frais d'avocat.

Ces dons servent en effet à financer la défense de Christophe Grébert soumis à un véritable harcèlement judiciaire de la part du maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, et de son entourage.

Christophe Grébert doit actuellement se défendre dans 6 procès :
- l'affaire du logement de David Le Bars et de son épouse dans la résidence des étudiants de la ville (3 plaintes déposées contre Christophe Grébert),
- l'affaire de 50% d'élus UMP de Puteaux logés en HLM,
- l'affaire du Canard enchaîné disparu des kiosques de Puteaux,
- et l'affaire Musicarte, du nom d'une association qui a bénéficié d'importantes subventions de la ville.

Chaque procès entraîne des dépenses d'avocat et d'huissier.

Lors du dernier conseil municipal, Joëlle Ceccaldi a promis d'autres plaintes contre l'élu d'opposition.
Des militants et des élus UMP de Puteaux ont aussi lancé des menaces contre Christophe Grébert. Le comité de soutien existe également pour dénoncer ces méthodes et défendre les valeurs démocratiques à Puteaux.

SOUTENEZ LE COMITÉ DE SOUTIEN À CHRISTOPHE GRÉBERT

ENVOYEZ VOTRE DON PAR CHÈQUE, À L'ORDRE DU "COMITÉ DE SOUTIEN À CHRISTOPHE GRÉBERT",
à cette adresse :

Comité de soutien
C/O JB PAULET

69 Avenue du Général de Gaulle
92800 Puteaux

Pour soutenir le Comité de soutien, rendez-vous sur Facebook : www.facebook.com/SoutienGrebert
Pour adhérer au comité de soutien, envoyez un mail avec vos coordonnées à monputeaux@gmail.com

(photo : canard enchaîné du 18 avril 2012, Flickr)


A Puteaux, des pressions "amicales" exercées sur les électeurs

5552432835_2e7f2318c6Le 1er tour de l'élection présidentielle a une nouvelle fois été marquée, dans les bureaux de vote de Puteaux, par plusieurs faits anormaux : des pressions plus ou moins amicales.

Ainsi, selon le parti socialiste local, un militant UMP a été vu en train de consulter des cahiers d'émargements pour téléphoner ensuite à des personnes qui n'étaient pas venues voter.
L'UMP locale exerce une forte pression sur la population en général, et en particulier sur les locataires HLM, qui sont parfois aussi employés de la ville. Cette pression ne s'efface pas lors des scrutins : on donne le sentiment aux citoyens, qui ont bénéficé d'un logement, d'une place en crèche, d'un emploi ou de tout autre avantage, qu'ils sont redevables de ce "cadeau" et donc qu'en retour, ils doivent "bien voter".

Une parano peut parfois s'installer : "si je ne vote pas UMP, je perdrai..." (au choix) : "mon logement", "mon emploi" ou telle ou telle promesse...  "Vous comprenez, j'ai une demande de logement en attente aux HLM", me dit un habitant du bas de Puteaux.
"On m'a conseillé de prendre la carte UMP", me dit un autre putéolien, "Ils vérifient si on va voter", m'explique-t-il. "Dans les bureaux, ils sont là. Ils regardent quels bulletins on prend", m'affirme une dame de la rue Cartault.

Dans le bureau n°1, celui de l'Hôtel-de-ville, l'isoloir est exactement placé en dessous de l'une des caméras de vidéosurveillance du hall administratif. Cela fait plusieurs scrutins que l'opposition fait constater cette anomalie. Le représentant de la préfecture a plusieurs fois fait déplacer les isoloirs. Mais à chaque scrutin, les isoloirs sont remis juste en-dessous de cette caméra. Même si celle-ci n'enregistre rien, il s'agit pour la majorité d'entretenir la paranoïa : donner le sentiment aux électeurs qu'ils sont sous surveillance jusque dans les isoloirs et que leur vote n'est pas si secret que cela.

Dans les bureaux du haut de la ville, au milieu des tours HLM, les électeurs sont accueillis par des militants UMP connus de tous. Ils sont parfois employés municipaux comme eux. Ils habitent la même cité, le même immeuble, le même escalier. La pression est amicale ; le regard et le sourire sont insistants ; Ils rappellent la consigne de vote, au cas où ; "service contre service". Ici, on se comprend.

Le système donne encore quelques résultats. Dimanche dernier, Nicolas Sarkozy a fait 35% des voix à Puteaux. Mais on est loin des scores soviétiques des précédentes décennies. C'est la preuve que les électeurs putéoliens ne se laissent toutefois plus si berner.