Paradis fiscaux : la députée-maire de Puteaux a fait acheter tous les exemplaires du Canard Enchaîné
Le Canard Enchaîné affirme que le maire de Puteaux fait régner un climat de peur sur les kiosquiers

Paradis fiscaux : "Cette affaire m'est étrangère" affirme la députée-maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud

1355Le Canard Enchaîné a publié mercredi 19 octobre des élèments de l'enquête sur les malversations financières liées à l'attribution du marché du chauffage de La Défense. Ceux-ci montreraient que le député-maire UMP de Puteaux s'est possiblement rendue coupable d'évasion fiscale : le journal publie notamment un document signé de Joëlle Ceccaldi-Raynaud portant sur l'ouverture d'un compte dans une banque au Luxembourg sur lequel au moins 4 millions d'euros ont été déposés.

Dans un communiqué, Joëlle Ceccaldi-Raynaud affirme que "cette affaire  (lui) est étrangère" (sic). L'élue UMP annonce le dépôt d'une plainte pour dénonciation calomnieuse à l'encontre du Canard Enchaîné (note : ce qu'elle n'a jamais fait. En revanche elle a plusieurs fois porté plainte contre moi pour avoir relayé l'information ! C'est plus facile d'attaquer un petit blogueur plutôt qu'un grand journal). Elle reproche aussi a son père d'être responsable de ces accusations et indique qu'elle réfléchit "sérieusement à la mise en place d’une mesure judiciaire de protection", autrement dit d'une mise sous tutelle de son papa. Dans ce communiqué, tout le monde est coupable, sauf elle. Pourtant, elle n'apporte aucun élément pour expliquer le placement de sommes importantes dans des paradis fiscaux, ni encore moins sur la provenance de cet argent.

Voici l'intégralité du communiqué du député-maire UMP de Puteaux :

"J’ai pris connaissance de l’article publié dans l’édition du « Canard Enchaîné » de ce jour.
Sur la forme, je ne peux que m’indigner d’une violation aussi manifeste du secret de l’instruction et j’ai chargé mon avocat d’y donner les suites judiciaires qui s’imposent, l’origine de cette divulgation laissant peu de doute.
Sur le fond, j’entends rappeler que le Juge d’instruction, saisi du dossier depuis plusieurs années, a souhaité m’entendre sur des accusations portées par mon père à mon encontre depuis sa mise en examen.
Convoquée le 1er août en qualité de témoin assisté, j’ai été longuement entendue par le Juge d’instruction qui a estimé qu’aucun fait ne pouvait m’être reproché.
C’est la raison pour laquelle je n’ai pas été mise en examen, et que le Juge d’instruction a notifié à l’ensemble des parties la fin de l’instruction.
J’ai demandé à mon conseil de déposer une plainte en dénonciation calomnieuse.
Sur le fond et pour conclure, les faits évoqués dans l’article  ont été largement expliqués au Juge d’instruction qui n’a pas remis en cause leur caractère purement privé et non délictuel.
Dans cette affaire qui m’est étrangère, je ne puis que regretter le déballage médiatique d’une relation familiale traumatisante pour mes enfants et moi-même, qui me conduit à réfléchir sérieusement à la mise en place d’une mesure judiciaire de protection".

(photo : assemblée nationale)

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