Alarmé par le "mirage sécuritaire conduisant au développement de la vidéosurveillance dans l’espace public", le Comité francilien de la Ligue des droits de l’Homme a décidé de lancer un réseau de lutte contre la vidéosurveillance en Ile-de-France.
Le maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a en effet décidé de développer dans notre commune un réseau de vidéosurveillance exceptionnellement important, avec 127 caméras pour 42.000 habitants ! Plus de 7 millions d'euros ont déjà été dépensés pour l'installation d'un réseau dont le maire est incapable de donner des éléments chiffrés d'efficacité.
Le Comité régional Ile-de-France de la Ligue des Droits de l'Homme déplore les "campagnes de désinformation" orchestrées par certaines municipalités et des élus franciliens, qui refusent tout débat citoyen ouvert et contradictoire. Une attitude, estiment la LDH, qui vise à masquer l’absence de preuve d’efficacité de la vidéosurveillance, en ignorant sciemment les risques d’atteintes aux libertés publiques. Cette politique, selon l'association de défense des droits de l'Homme, symbolise une volonté d’imposer une politique de répression au détriment d’une approche préventive de la violence.
Ce réseau de lutte contre la vidéosurveillance en Ile-de-France contribuera "à informer et alerter les franciliens sur un fiasco programmé en s’opposant au développement d’une technologie au coût exorbitant, emblématique de la mise en place graduelle d’une société de surveillance généralisée", conclu la LDH dans son communiqué.

