Sur son site, la conseillère municipale MoDem de Puteaux, Sylvie Cancelloni, dénonce la forte augmentation de la taxe foncière décidée cette année par la majorité municipale UMP :
La cause est entendue : un propriétaire, c’est un riche. Il n’est pas décent de s’attendrir sur ses charges : il n’a qu’à être locataire, comme le commun des mortels ! Oui, mais… un locataire n’existe que parce qu’il y a un propriétaire, fût-ce public. Plus de proprio, plus de locato ! C’est un peu simple dit comme cela, mais Nicolas Sarkozy a pour une fois bien compris cette histoire de l’œuf et de la poule : ce n’est pas la location qu’il encourage, mais l’achat immobilier. Parce que c’est la solution du logement urbain. Nos préfets le savent bien, eux qui peinent à appliquer la loi Dalo par manque de disponibilités locatives privées et publiques.
Cette digression nous conduit direct chez nous.
A Puteaux, les propriétaires sont gâtés : le maire les embrasse comme de bons copains et les reçoit en rendez-vous en moins de 3 mois ; leurs biens sont mis en valeur par les illuminations de Noël, les fontaines, les jardins, les petits trains festifs ; leurs enfants font un beau voyage annuel avec la ville ; on voit leurs photos sur le magazine de la ville… Gâtés, vous dis-je ! Forcément il y a un prix. Les propriétaires viennent de le découvrir sur leur feuille d’impôt foncier : 15,36% d’augmentation pour l’année 2009. Si l’on retire les 2,81% d’augmentation de la base fiscale votée par la loi de finances, Puteaux surtaxe donc ses propriétaires de 12,55% !
En clair, si vous payez 500 euros d’impôt foncier, à Puteaux vous ajoutez 62,75 euros de plus pour financer le train de vie d’une des villes les plus riches de France. Qui ne sait plus se modérer ni s’arrêter. Qui a perdu tout sens de la décence. Cette augmentation est l’une des plus importantes du département. Si mes calculs sont bons, elle devrait correspondre à un prélèvement supplémentaire de 3 millions d’euros. Soit le budget des fêtes ("Puteaux Plage", "Puteaux Neige", etc... etc...) et réceptions de la ville.
D'autres communes des Hauts-de-Seine ont choisi la modération dans leur pression fiscale. Chez nous, l'augmentation est d'autant plus injustifiée que nous sommes une ville qui a largement les moyens de financer son développement. Mais pas ceux de porter les rêves de grandeur michael-jacksonnienne d’une maire-enfant qui n’a pas vu clairement encore que la réalité rejoint aussi Puteaux. Elle est surtout sotte car, si elle comble momentanément l’inflation dépensière de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, elle ne construit pas l’avenir. Elle se contente de faire le choix de l’insouciance et de la légèreté. Nul doute que c’est avec ces mots-là qu’on relira, plus tard, sa mandature.
C’est d’ailleurs peut-être pour endiguer ses tentations dépensières qu’un projet d’intercommunalité UMP est aujourd’hui envisagé, dont on parle peu, mais qui aura pour effet certain de contenir les dérives financières de Puteaux. Au prix de son indépendance. Pour cause de bêtise et d’avidité…
En attendant , je doute que tout cela encourage qui que ce soit à devenir aujourd’hui propriétaire à Puteaux… Courage, signez vos chèques. Mais mûrissez vos votes !
Sylvie Cancelloni
Conseillère municipale MoDem Puteaux


