L'hebdomadaire Le Point publie cette semaine un dossier sur "les francs-maçons de Sarkozy". Ce dossier est tiré d'une enquête de Sophie Coignard, auteur d'un livre "Un Etat dans l'Etat" qui parait ces jours-ci.
Le Point rappelle les rapports entre le président de la République et Charles Ceccaldi-Raynaud, l'ancien maire de Puteaux. Extrait :
"(..) Le président a d'ailleurs côtoyé intimement des frères dès le berceau politique. Son parrain, l'ancien maire de Neuilly Achille Peretti, auquel il a succédé à la hussarde en 1983, était à la GLNF, que l'on appelait alors « Bineau », car son siège était situé boulevard Bineau, à Neuilly, justement. Ce personnage haut en couleur avait pistonné au parti gaulliste l'un de ses compatriotes corses, Charles Ceccaldi-Raynaud, un ancien de la SFIO, avocat puis commissaire de police. Cet homme habile qui savait renvoyer l'ascenseur est allé loin. Il a conquis la mairie de Puteaux et a régné sur cette ville richissime, grâce aux revenus fiscaux générés par la Défense, pendant trente-cinq ans. La SFIO étant historiquement l'un des vecteurs de recrutement de la Grande Loge de France-tandis que les radicaux allaient au GO-, c'est auprès de cette obédience que Charles Ceccaldi-Raynaud a fait ses classes. Dans une lettre adressée en 2007 à la chambre régionale des comptes, où il vantait avec enthousiasme l'excellence de sa gestion municipale, l'ancien édile, qui fut le suppléant de Nicolas Sarkozy à l'Assemblée nationale en 1993-il y siégea grâce à l'entrée de celui-ci dans le gouvernement Balladur-, n'hésitait pas à comparer Puteaux à une « nouvelle Carthage », une référence maçonnique transparente. Il a eu pour conseiller municipal puis comme adjoint un frère très apprécié, l'ancien fonctionnaire de la DST Roger Latapie. Sa popularité en loge n'était peut-être pas étrangère au fait qu'il a mis pendant des années un temple gratuit à la disposition de la GLNF ! (..)"




