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Justice : les explications confuses de l'ex-pasteur de l'Eglise évangelique de Puteaux

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(scellés sur la porte de l'église évangélique de Puteaux, Flickr)

J'ai assisté jeudi au Palais de Justice de Paris au procès opposant l'ancien pasteur de l'Eglise évangélique de Puteaux à la conseillère municipale d'opposition Nadine Jeanne. Le premier reprochant à la seconde de l'avoir diffamé en écrivant sur son blog qu'il avait "escroqué" les membres de l'église.

"Ce n'est pas la fonction d'un pasteur de mettre à la rue des fidèles !", a expliqué Nadine Jeanne à la barre. C'est en effet ce qui s'est passé à Puteaux : à la rentrée 2006, les évangélistes de la rue Charles Lorilleux, sur le haut de la ville, découvrent que leur église a été vendue à la municipalité par leur pasteur. Expulsés par la mairie qui change toutes les serrures, les chrétiens en sont réduits à prier sur un parking. Dans un pays où la loi garantie la liberté de culte, la ville gère l'achat de cette église comme s'il s'agissait d'un simple entrepôt !

En juin 2007, les évangélistes manifestent devant l'Hôtel-de-ville pour réclamer la restitution de leur église. Du jamais vu à Puteaux ! Depuis 1 an, en attendant que la justice se prononce sur la légalité de la vente, les fidèles se retrouvent chaque dimanche matin dans une salle du palais des Congrès. Une solution provisoire qui dure. Une instabilité qui met en péril cette communauté installée à Puteaux depuis 40 ans.

Devant les juges de la 17e chambre correctionnelle de Paris, l'avocat de Nadine Jeanne explique : "Mme Jeanne n'exprime pas un jugement de reproche, celui d'avoir commis à tel endroit, tel jour, une infraction, en l'espèce, une escroquerie, mais un jugement de valeur, une condamnation morale, une opinion désobligeante mais générale du comportement de M. Conti. La diffamation n'est donc pas constituée."

Appelé à son tour à s'exprimer, l'ex-pasteur, depuis exclu de son ordre pour ces faits, a bien du mal à justifier cette vente effectuée contre l'avis d'un nombre important de fidèles, avec déménagement des meubles durant la nuit : "J'étais en conflit avec certaines personnes de l'église (..) J'ai voulu donner une nouvelle orientation à mon action pastorale (..) J'ai créé une nouvelle association à Nanterre et quitté l'Eglise de Puteaux (..) Il fallait rendre légale cette vente (sic) : j'ai prononcé des exclusions de membres du conseil d'administration (..) pour pouvoir organiser une mini assemblée générale qui valide la décision". S'il n'y a pas "escroquerie", il y a là une sacrée embrouille !

Les juges parisiens rendront leur jugement le 11 décembre.

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(l'église évangélique de Puteaux, seul bâtiment encore debout, autour de terrains rachetés par la mairie pour une grosse opération immobilière, Flickr)

Un grand nombre de procédures judiciaires a été engagé autour de cette affaire : la municipalité contre des fidèles qui ne se laissent pas jeter à la rue, l'ex-pasteur contre une conseillère d'opposition qui a le tort de s'engager auprès d'eux et des policiers municipaux contre moi pour avoir relayer cette affaire sur monputeaux. J'ai dit ce que je pensais sur la spontanéité de la plainte des fonctionnaires de police municipaux. Mais par ailleurs, on ne m'empêchera pas de remarquer que cette vente est aussi la première grosse opération immobilière qui a été gérée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud suite à sa désignation comme maire en avril 2004. Toutes ces attaques judiciaires visant ceux qui résistent et qui veulent savoir sont de ce point de vue troublantes.
Christophe Grébert

EN SAVOIR PLUS : MON DOSSIER RELIGION ET MES PHOTOS DE L'EGLISE EVANGELIQUE SUR FLICKR

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