Le vendredi 21 mars 2008, j’ai assisté au premier conseil municipal de la nouvelle mandature.
Arrivé vers 18H50, je me suis assis devant l’écran installé à l’une des extrémités du grand salon du premier étage de la mairie. A l’autre extrémité de ce grand salon, des paravents masquaient l’entrée de la salle du conseil et empêchaient les putéoliens de voir leurs conseillers municipaux à leur arrivée et d’échanger quelques mots avec eux.
Je trouve que c’est d’autant plus dommageable que l’entrée des conseillers s’effectuait par la rue de la République et celle du public par l’esplanade.
Pour cet événement majeur que constitue l’élection du maire et de ses adjoints, je m’attendais à un public plus nombreux, la diffusion de cette séance sur Internet et le week-end pascal expliquent sans doute cela.
C’est peu après 19H que la diffusion a commencé en nous montrant la plupart des conseillers assis à leur place, quelques conseillers de la majorité étant encore debout à l’instar de Gaston Garino ou Joëlle Ceccaldi-Raynaud vêtue d’un tailleur rose très seyant.
Alors que tout le monde s’attendait à ce que cette séance du conseil municipal soit présidée par le doyen Charles Ceccaldi-Raynaud, c’est Gaston Garino qui l’a remplacé au pied levé.
Nous ne savons pas pourquoi Charles Ceccaldi-Raynaud était absent, alors qu’il était présent quelques heures auparavant au conseil général où il a officié en tant que doyen de l’assemblée départementale et prononcé le discours inaugural ponctué de bons mots dont il a secret.
A t"il été empêché, a t’il reçu une lettre du préfet lui indiquant qu’il ne pouvait pas siéger en vertu de l’article L.238 ou est-ce la volonté de renouer une relation apaisée avec sa fille ?
Pour le moment, nous n’en savons rien.
Après avoir enregistré les 3 candidatures, de Joëlle Ceccaldi-Rayaud, de Stéphane Vazia et de Christophe Grébert, le président a invité les conseillers municipaux à élire le maire.
Alors que je m’attendais à un vote à bulletin secret avec passage dans l’isoloir, j’ai été surpris que les conseillers municipaux soient obligés d’inscrire de leur main le nom du candidat de leur choix sur un bulletin vierge au vu et au su de tous.
C’est sans surprise que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été élue maire par 34 voix, Christophe Grébert et Stéphane Vazia ont respectivement recueilli cinq et trois voix ; bref, chaque candidat a fait le plein des voix de son groupe.
Après avoir salué cette élection, Gaston Garino invita Joëlle Ceccaldi-Raynaud à reprendre la place qu’elle n’aurait jamais du quitter.
Joëlle Ceccaldi-Raynaud a débuté son discours par un hommage à celui qui trois décennies durant a transformé Puteaux, sans toutefois le nommer.
De son discours, je retiens qu’aux trois valeurs de la République, Liberté, Egalité et Fraternité, elle a ajouté la Tolérance.
Pour nous prouver qu’il ne s’agit pas d’un simple mot pour faire bonne impression, je l’invite à écrire à Patrick Devedjian pour demander la réintégration de Jean-Claude Sans au sein de l’UMP.
Elle a ensuite invité Christophe Grébert et Stéphane Vazia à s’exprimer.
Stéphane Vazia a dressé un véritable réquisitoire de son bilan et de son programme auquel elle a répondu en disant qu’il était en avance de quelques séances et que nous aurions de bonnes surprises lors de la présentation du budget 2008 début avril.
Après avoir rappelé que le nombre d’adjoints peut atteindre 30% de l’effectif du conseil municipal, soit un potentiel de douze adjoints pour Puteaux, elle a proposé au conseil de porter à onze le nombre d’adjoints.
En 2001, le maire Charles Ceccaldi-Raynaud considérait qu’il pouvait administrer la ville avec neuf adjoints ; en 2008, Joëlle Ceccaldi-Raynaud considère qu’il lui en faut onze.
Plus d’adjoints, c’est sans doute bon pour traiter davantage de dossiers en profondeur.
Sylvie Cancelloni est intervenue pour rappeler que la liste « Puteaux Ensemble » avait proposé d’attribuer à l’opposition un poste d’adjoint sans délégation et demander à Joëlle Ceccaldi-Raynaud si elle comptait reprendre à son compte cette proposition.
Joëlle Ceccaldi-Raynaud a refusé de prendre à son compte cette proposition en invoquant un scrutin de liste pour l’élection des adjoints. Cet argument ne tient pas dans la mesure où rien ni personne de lui interdisait d’ajouter à sa liste un douzième nom choisi par l’opposition.
La liste des onze adjoints choisis par Joëlle Ceccaldi-Raynaud a obtenu 34 voix, les autres conseillers ayant voté blanc.
Si les cinq adjoints sortants ont été reconduits, dans les premières places pour quatre d’entre eux, on note toutefois que Gaston Garino est rétrogradé de la première à la neuvième place. Faut-il y voir un signe d’autant que cette neuvième place était celle de Charles Ceccaldi-Raynaud de 2004 à 2008 ?
Le poste de premier adjoint revient à Maryse Chavrier en charge de l’action sociale, ce qui n’est pas sans rappeler la mandature 1989-1995 durant laquelle Angèle Bally était premier maire adjoint en charge de l’action sociale.
Le poste de onzième adjoint revient au benjamin de la majorité municipale Vincent Franchi, fils de Joëlle Ceccaldi-Raynaud.
Il sera intéressant de voir s’il abandonnera son poste d’assistant parlementaire du sénateur Jean-Pierre Fourcade pour se consacrer à sa mission d’adjoint en charge des lourdes délégations à la jeunesse, à l’enseignement et à la culture que sa mère lui a confiées.
Pour ceux qui ne le savent pas, Joëlle Ceccaldi-Raynaud figurait en seconde position de la liste de Jean-Pierre Fourcade à l’élection sénatoriale de septembre 2004.
Dépitée de n’avoir pas été élue en position éligible par ses pairs sur la liste UMP, Joëlle Ceccaldi-Raynaud s’était présentée à cette élection sénatoriale sur la liste dissidente de Jean-Pierre Fourcade sans que quiconque ne demande son exclusion de l’UMP. A l’époque la tolérance était sans doute une valeur plus forte qu’aujourd’hui à l’UMP.
Dans quelques jours, je reviendrais plus en détail sur ces délégations aux adjoints.
Je note que le choix de reléguer en dernière position les délégations à la jeunesse et à l’enseignement, symboles de l’avenir, sont lourdes de sens.
Notre maire a clôturé cette première séance en indiquant que la prochaine réunion du conseil municipal aurait lieu le vendredi 28 mars 2008 avant de se raviser sur le jeudi 27 mars 2008 et d’inviter les conseillers à rester pour signer quelques registres et récupérer leur mallette de conseiller municipal.
Je terminerais en disant quelques mots sur l’ambiance dans le grand salon pendant la retransmission de cette séance. L’ambiance fut fort sage avec des applaudissements pour saluer l’élection du maire, son discours, l’élection des adjoints, le plus applaudi étant Vincent Franchi et une écoute polie des conseillers de l’opposition.
Bref, une attitude respectueuse à l’égard de tous les conseillers municipaux qui tranchait avec certains comportements peu respectueux constatés aux soirs des premier et second tours.
Enfin, je signalerais que des paravents dissimulaient à notre regard le buffet qui attendait les conseillers municipaux et certains invités triés sur le volet.
J.C.




