Faits Divers : 6 adolescents de Puteaux mis en examen pour avoir tyrannisé des écoliers de Benoit Malon
6 adolescents, scolarisés au collège Maréchal Leclerc de Puteaux, ont été mis en examen hier au parquet de Nanterre pour avoir terrorisé, battu et racketté pendant des mois une dizaine d'écoliers âgés de 8 à 10 ans.
Les six adolescents ont été mis en examen pour "violences volontaires accompagnées d'actes de torture et de barbarie sur mineur de moins de quinze ans", "vols" et "extorsions" commis en bande organisée, selon LE PARISIEN qui révèle l'affaire aujourd'hui.
Un mandat de dépôt a été requis à l'encontre de l'instigateur présumé des faits, un adolescent de 15 ans.
Agés de 14 à 16 ans, les adolescents ont exercé depuis le début de l'année une véritable tyrannie sur les "petits" qui fréquentaient le même parc qu'eux.
Les victimes, scolarisées à l'école Benoît-Malon, ont subi toutes sortes de brimades de leurs aînés qui les obligeaient à voler et qui les rackettaient.
Les "grands", pour la plupart du collège Maréchal-Leclerc, ont infligé à leurs petites victimes des jeux violents afin de les maintenir sous leur emprise.
Il y avait la partie de football, au cours de laquelle un "petit" ne devait pas se faire passer le ballon entre les jambes sinon il se faisait frapper, un autre jeu qui consistait à faire sauter en l'air un enfant et à le faire tomber en lui balayant les jambes jusqu'à qu'il pleure et toutes sortes de défis.
Les victimes devaient par exemple descendre une rue en skate-board au milieu des voitures ou effectuer différents vols d'argent ou de vélos.
"Si les enfants ne surmontaient pas ces défis, ils s'exposaient irrémédiablement aux coups de leurs aînés", explique une source proche de l'enquête.
L'affaire a connu un tournant quand un enfant a avoué avoir dérobé dans son école une somme provenant d'une collecte.
Un écolier s'est ensuite fait frapper devant son école par "les grands" voulant le dissuader de parler.
Interpellés, les collégiens soupçonnés d'être à l'origine de ces violences ont avoué les faits tout en les minimisant. Ils ont indiqué avoir agi par "amusement" et pour que les "petits leur témoignent du respect". Selon la police, il s'agit de primo-délinquants, hormis l'instigateur présumé des faits.
Ma première pensée va aux victimes, les enfants, et à leurs parents. J'imagine leur angoisse. Il s'agit d'une affaire très grave, c'est pourquoi en attendant d'en savoir plus, je vais limiter mon commentaires à quelques phrases.
Notre ville est paisible. Il ne s'y passe presque jamais rien. Pourtant, nous devons admettre que même dans une commune tranquille, ce genre de faits-divers peut survenir. Nous devons donc essayer de prévenir ces phénomènes.
Comment durant des mois des "grands" ont pu ainsi martyriser des "petits" sans qu'aucun adulte ne s'en aperçoive ? Tout cela s'est déroulé près de chez moi... dans mon quartier. Je passe souvent devant le square du puits et devant l'école Benoit Malon..
Si je suis élu maire en 2008, je serai donc très attentif à ce problème de sécurité aux abords des écoles, et plus largement à la tranquillité des quartiers.
Si nous avions des ilotiers et des animateurs sociaux à Puteaux, ce drame aurait pu -peut-être- être évité.
En matière de sécurité, les effets d'annonce et d'affichage ne suffisent pas. Ainsi il ne suffit pas d'avoir des policiers municipaux qui circulent toute la journée dans nos rues sans jamais descendre de leur voiture.
Il s'agit d'établir des relations directes avec les populations, jeunes, adultes et personnes agées.
Un travail de fond doit être mené sur la sécurité. Ce travail n'a malheureusement jamais été fait à Puteaux. C'est pourquoi, je vous propose d'engager une réflexion collective sur ce thème particulier sur www.puteaux.org.
Christophe Grébert
(source : DEPECHES DE L'EDUCATION)




