Puteaux accueillait le 1er "forum de l'Union", au CNIT à La Défense (Hauts-de-Seine). L'occasion pour l'UMP de s'initier au débat en public. "Vous posez des questions à tout le monde et c'est Nicolas qui répond". Par cette raffarinade, l'ancien premier ministre, chargé de l'organisation de ces "forums", définissait parfaitement bien l'exercice !
Le bon vieux meeting est bien loin : la salle avait été transformée en plateau de télé (la réunion était retransmise en direct sur les chaines parlementaires) avec au milieu une table en "U" pour accueillir les invités intervenants et autour le public les militants. A ce niveau, y a eu un problème, puisque plusieurs centaines de sièges sont restés vides.
Pour le reste, ce fut une (trop ?) longue émission de télé, où tous les invités étaient globalement d'accord sur le sujet du jour : la "liberté". On a compris que pour les responsables de l'UMP, la liberté c'est bien quand elle se décline en "libéralisme" et qu'il faut se méfier de l'égalité, quand elle dérive en "égalitarisme".
Visiblement la notion de primaire a du mal à passer à l'UMP : nous avons eu droit tour à tour à un candidat qui s'excusait d'être candidat (Rachid Kaci), allant même jusqu'à préciser que n'ayant aucune chance d'être désigné, il ne risquait pas de mettre en cause la nécessaire unité... une non-candidate (Christine Boutin) qui a fait sa déclaration de non-candidature en soutien à Nicolas... et une candidate potentielle (MAM) qui avait fait savoir avant l'ouverture du 1er débat de pré-campagne qu'elle ne s'exprimerait sur son éventuelle candidature qu'après le 3e et dernier de ces débats !
Avec tout ça, Nicolas Sarkozy n'a pas eu à sortir la grosse artillerie : il a été étonnement calme avec ses co-intervenants. Tant et si bien que l'ennui a rapidement gagné la salle, de nombreux militants partant avant la fin.
Heureusement qu'il y avait les interventions de Loic Le Meur pour détendre un peu l'atmosphère : lancement à la cool de JP Raffarin... vrais-faux podcasts... panne de micro... questions préparées à l'avance ou complètement décalées... l'ensemble donnait une impression assez surréaliste.
Au 2e rang des invités, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la maire de Puteaux et députée suppléante de Nicolas Sarkozy, disparaissait derrière le grand Brice Hortefeux. Un présage ?
(photo : Christophe Grébert sur Flickr)





