Revue de Presse : les illuminations de Puteaux dans "Economie matin"
Législatives 2007 : Joëlle Ceccaldi reçoit... Christian Estrosi

Homophobie : le procès en appel des Ceccaldi-Raynaud aura lieu le 1er mars 2007

Joellececcaldi

Condamnés le 5 septembre dernier pour avoir insinué que j'avais des "penchants pédophiles", Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée-maire UMP de Puteaux (Hauts-de-Seine), et Charles Ceccaldi-Raynaud, maire-adjoint et conseiller général UMP de Puteaux, seront à nouveau jugés le jeudi 1er mars 2007 à 17h30, devant la 8e chambre de la Cour d'Appel de Versailles.

LE RAPPEL DES FAITS :

Le 15 mai 2004, je suis interpellé par la police municipale de Puteaux en pleine rue. La police nationale intervient, me libère et demande aux policiers municipaux le motif de mon interpellation. Pour toute réponse, ils expliquent que j'ai été vu en train de photographier des fleurs dans le parc municipal !

Dans les heures qui suivent mon interpellation, cette histoire fait le tour de la blogosphère : "Un blogueur français arrêté parce qu'il blogue", titre notamment un blogueur américain. A partir de cet instant, l'audience de mon blog explose et mon référencement dans les moteurs de recherche fait un bond en avant.

Les médias traditionnels s'emparent de l'affaire : Libération publie un article "Opposant amateur de roses s'abstenir".

En juin 2004, le préfet des Hauts-de-Seine annonce qu'il a demandé une enquête au directeur départemental de la sécurité publique des Hauts-de-Seine sur cette interpellation effectuée pour un motif pour le moins surprenant.

Le 16 juin 2004, Le Parisien des Hauts-de-Seine s'interroge : "La police municipale de Puteaux a-t-elle franchi la ligne jaune ?".

Le surlendemain, toujours Le Parisien annonce que Charles Ceccaldi-Raynaud, alors sénateur des Hauts-de-Seine, contre attaque : il a envoyé une lettre au préfet pour se plaindre de l'enquête en cours :

"La police municipale n'a procédé à aucun contrôle d'identité de l'intéressé, qu'elle connaît fort bien », écrit l'élu (sic !). « Il a été établi que ce n'est pas le provocateur que la police municipale a voulu contrôler, mais son appareil photographique », ajoute Charles Ceccaldi-Raynaud, affirmant que l'animateur du site monputeaux.com aurait l'habitude de photographier à Puteaux des personnes sans leur autorisation".

Le journaliste du Parisien a en réalité modifié la fin de ce passage pour ne pas tomber sous le coup de la diffamation et de la dénonciation calomnieuse. Charles Ceccaldi a en fait écrit que j'ai l'habitude de photographier... "les enfants" :o/
Cette lettre écrite sur le papier à entête du Sénat est diffusée sur le site officiel de la mairie.

Dans la foulée de mon interpellation, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, a signé un arrêté municipal qui, en substance, interdit à toute personne de prendre des photos d'enfants dans tous les lieux municipaux, comme les parcs (photo). Dans une 2e version de cet arrêté, Joëlle Ceccaldi-Raynaud écrit : "la photographie ou le film d'un enfant sans autorisation de ses représentants légaux peut constituer un moyen d'approche dangereux" !!!! L'odieuse machination est en marche.

Sur la base de ces éléments, et d'autres encore, j'ai déposé plainte pour diffamation contre Charles Ceccaldi-Raynaud, auteur de la lettre ouverte au préfet des Hauts-de-Seine, et contre Joëlle Ceccaldi-Raynaud, responsable en tant que maire du site municipal de Puteaux sur lequel cette lettre a été publiée.

Le procès a lieu le 4 juillet 2006 devant le tribunal de Nanterre. Mon avocat rappelle à l'audience que mon engagement local m'avait valu durant les 4 dernières années toute une série de faits de harcèlement et d'actes homophobes. "C'est devenu l'homme a abattre", a déclaré Maître Jean-Marcel Nataf.

Libération publie un compte rendu le lendemain du procès : "Les épines du maire après les roses du blogueur".

Le jugement est rendu le 5 septembre 2006 : Joëlle et Charles Ceccaldi-Raynaud sont condamnés à un total de 8.000 euros d'amendes et de dommages et intérêts, pour avoir insinué que j'avais des "penchants pédophiles".

Loin de s'excuser, la députée-maire UMP de Puteaux et le conseiller général UMP de Puteaux font appel de ce jugement.

Ils auront à nouveau l'occasion de s'expliquer le 1er mars 2007 devant les juges de la Cour d'Appel de Versailles. Pour ma part, je souhaite que le nouveau jugement qui sera rendu confirme non seulement le 1er, mais le renforce, en soulignant la dimension homophobe de toute cette affaire.

D'AUTRES DETAILS SUR L'AFFAIRE MONPUTEAUX/CECCALDI

Cette expérience à Puteaux m'a conduit, avec d'autres blogueurs locaux, à lancer l'idée de la création d'une association pour la défense de la liberté d'expression sur le web : www.webcitoyen.com rassemble témoignages et ressources pour se défendre face à de telles situations.

(PHOTO : LE PREMIER ARRETE SIGNE PAR JOELLE CECCALDI-RAYNAUD, 3 JOURS APRES MON INTERPELLATION PAR LA POLICE MUNICIPALE)

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