Encore des pots... toujours des pots... à Puteaux
La Défense : le troupeau de Vach'Art est rassemblé une dernière fois

La nouvelle piscine de Puteaux : un "palais" inauguré le 1er juillet, après une longue attente

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Souvenez-vous de l’été 2000, nous profitions de la piscine de l’île de Puteaux comme chaque année de mai à septembre.
Les plus sportifs s’adonnaient à la natation, aux plongeons, aux jeux aquatiques ou au volley ; les autres en profitaient pour peaufiner leur bronzage ou s’octroyer quelques instants de farniente et les plus jeunes profitaient de la pataugeoire sous l’œil attentif de leurs parents.
En ce 10 septembre 2000, jour de fermeture estivale de la piscine, nous étions loin d’imaginer que nous ne la reverrions plus jamais.

Début mai 2001, je parcourrais en vain « Puteaux Infos » pour connaître les dates d’ouverture de la piscine de l’île. Faute d’information dans le journal municipal, j’allais sur l’île et quelle ne fût point ma surprise de découvrir une simple feuille indiquant que la piscine serait fermée tout l’été pour des travaux de rénovation.
Dans son numéro de juin 2001, le journal municipal publiait en page 4 un encart annonçant cette fermeture pour travaux de rénovation et l’ouverture exceptionnelle de la piscine Jacotot du 25 juin au 8 septembre 2001.
En fait, il n’y eut aucune rénovation de la piscine de l’île en cet été 2001.
Dans son numéro de juin 2002, « Puteaux Infos » publiait en page 18 un encart annonçant la démolition de la piscine de l’île pendant l’été et l’ouverture de la piscine Jacotot du 1 juillet au 31 août 2002.
Mais, il n’y eut aucune démolition de la piscine de l’île en cet été 2002.
Deux bels exemples de l’impéritie de la municipalité en place depuis plus de trente ans qui s’avère incapable de faire ce qu’elle annonce ou qui annonce des choses qu’elle ne fera pas.

L’été 2003 fût celui de la première édition de « Puteaux en plage » du 5 au 20 juillet 2003.
Dans son numéro de juillet 2003, le journal municipal lui consacrait ses pages 8 et 9. L’entrée devait être payante de 5 à 20 euros, mais la foule ne fût point au rendez-vous pour débourser une telle somme, la mairie faisait machine arrière quelques jours après l’ouverture en décrétant la gratuité pour les putéoliens afin d’éviter un bide cuisant pour son opération fort onéreuse.
Cette opération fût reconduite pour un million d’euros pour un mois d’ouverture en 2004, ainsi qu’en 2005.

Et la piscine de l’île que devenait-elle pendant ce temps ?
En fait, la municipalité cogitait et changeait de projet chaque année, un coup c’était la rénovation, puis après c’était un parc ludique genre Aquaboulevard, puis ce fût une piscine avec un bassin couvert et un bassin découvert pour finalement aboutir au projet que nous connaissons avec un palais des sports pharaonique et une piscine aux cinq bassins.
Admiratif de l’imposant bâtiment de l’hôtel de ville construit par l’un de ses prédécesseurs , Charles Ceccaldi souhaitait laisser son empreinte de bâtisseur, c’est pourquoi il lègue à la postérité les nombreux palais qu’il a fait construire dont celui des sports qui en impose lorsqu’on le regarde depuis le quai de Dion-Bouton.
Le dernier et non des moindres sera celui de la grande médiathèque qui sera inauguré en 2007.

Le sort fait que ce sera sa fille qui inaugurera et tirera profit des deux derniers palais construits par Charles Ceccaldi. Leur construction représente près de cinquante millions d’euros qui ont obéré la capacité d’investissement de la ville en l’empêchant de construire des crèches ou de rénover nos écoles, ce qui aurait pu être réalisé si nos élus n’avaient pas la folie des grandeurs en dotant la ville de bâtiments surdimensionnés pour une ville de 40 000 habitants.

Bien évidemment, je ne serais pas le dernier à profiter et à apprécier d’avoir une piscine pour nager sans gène.
Aujourd’hui la manne de la Défense qui remplit abondamment les caisses de la ville, nous permet ce luxe et d’assurer le fonctionnement de ces nombreux palais.
Mais demain, lorsque la réforme de la fiscalité locale fera que Puteaux recevra autant que Mantes La Jolie, comment ferons-nous pour les entretenir et payer les frais de fonctionnement ?
Accepterons-nous de payer 4.000 ou 5.000 euros d’impôts locaux par habitant ?

Samedi 1 juillet 2006, les putéoliens découvriront cette nouvelle piscine dont l’entrée sera gratuite jusqu’à la mi-août.
Profitez-en bien et faites le grand plongeon comme nous y invite le journal municipal dans son numéro de juillet-août distribué ces jours-ci dans vos boites aux lettres.

Nice Guy

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