Le Parisien des Hauts-de-Seine publie ce matin un long article sur la construction du mur de l'île de Puteaux. Extraits :
"MADAME LA MAIRE de Puteaux aime marquer son territoire. Elle vient d'en faire une nouvelle fois la preuve. Afin de bien délimiter, sur l'île de Puteaux, la frontière entre sa ville et l'enclave appartenant à Neuilly, côté pont de Neuilly, elle vient de décider de lancer des travaux de consolidation de la séparation existante. La palissade qui marquait jusqu'ici la frontière entre les territoires va se changer en un mur surmonté d'une grille de 2,60 m de hauteur. Coût estimé de l'opération : plus de 140 000 € selon l'opposition socialiste de Puteaux. Cette construction onéreuse suscite l'indignation de riverains et d'opposants des deux communes (..) De part et d'autre de la Seine, le futur mur, qualifié par certains de « mur de la honte », reste un symbole de « l'instinct de propriété » de la municipalité de Puteaux et du manque de réflexion intercommunale sur la gestion des espaces verts. La bataille ne fait que commencer".
Thierry Hubert, conseiller municipal VERT de Neuilly-sur-Seine est interrogé :
"(..) « Ce mur est contraire au schéma départemental d'aménagement des berges de Seine, rappelle l'élu vert. Contraire à l'idée d'un cheminement pour les piétons le long de la continuité naturelle des berges de Seine, contraire aux aménagements en secteur inondable (il ne devrait pas y avoir d'obstacle), contraire à l'idée de divertissements et de loisirs ouverts à toutes les populations, contraire à l'entendement... c'est ridicule ! » (..) « On parle aujourd'hui d'un cheminement piéton de La Défense à la porte Maillot, ce n'est pas le moment de construire des murs !".
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