Vidéosurveillance à Puteaux : la députée-maire, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, minimise à présent l'ampleur du projet. De 101, on passe à 76 caméras...
Les informations utiles sont rares dans le magazine municipal. "Puteaux infos" est avant tout un journal de propagande au service de la députée-maire. On l'y a vue ainsi 230 fois en photo en 2005 !!!
Dans le numéro de février, on peut toutefois trouver quelques précisions sur le projet de réseau de vidésurveillance. Celui-ci semble avoir subi quelques modifications par rapport à ses premières versions : alors que 101 caméras étaient prévues, notre maire affirme que le projet porte en réalité sur 76 caméras, soit 25 de moins.
"A l'heure actuelle, 23 caméras fixes sont disposées dans le parking de l'Hôtel de Ville, et 18 au parking Godefroy. Il est prévu d'installer 35 caméras sur la voie publique, contre aucune actuellement, ce qui aboutira au chiffre de 76 caméras", écrit Joëlle Ceccaldi-Raynaud.
Que fait-elle de la caméra qui domine le parvis de l'Hôtel-de-ville (ma photo) ? Dès sa première phrase, notre maire est prise en flagrant délit de mensonge.
En 2005, la délinquance à Puteaux a globalement reculé de 3 %, selon les chiffres officiels. La délinquance de voie publique a elle décliné de 12,5 %. Pourtant la mairie de Puteaux envisage de dépenser 3 millions d'euros pour réaliser le plus important réseau de vidéosurveillance du département, avec 35 nouvelles caméras, qui mobiliseront à plein temps une vingtaine de policiers municipaux, retirés du terrain pour "surveiller" des écrans de télé !
"Ce projet a été plébiscité par les habitants", affirme ensuite Joëlle Ceccaldi. Où ? Quand ? Nouveau mensonge. Jamais les Putéoliens n'ont été informés ou consultés sur ce projet ! Seule l'opposition socialiste a diffusé des informations sur le sujet. J'en parle aussi sur MonPuteaux depuis 2002. En revanche, la mairie n'a jamais communiqué la-dessus.
"Pour ma part, je considère que l'on en fera jamais trop pour assurer le bien-être et la tranquillité des habitants. Jusqu'à preuve du contraire, l'abondance de vigilance ne nuit pas : au contraire, elle rassure. Nos adversaires politiques se satisfont de faire perdurer le sentiment d'insécurité. Nous essayons de faire prévaloir le sentiment de sérénité. Ils préfèrent l'impuissance, nous optons pour l'action", conclue Joëlle Ceccaldi.
En gros, c'est taisez-vous, vous n'avez rien à dire ! Pour notre maire, le simple fait de réclamer un débat public sur ses projets, c'est vouloir faire "perdurer le sentiment d'insécurité" ! Trop fort ! Imparable ! Pour elle, seule l'action compte, même quand l'action ne mène à rien. Car au fait, sur quelles études la mairie se base pour son projet ? Comment a-t-elle décidé du nombre et de l'implantation de ces 76 (et quelques) caméras ? Où sont ces études et la mairie peut-elle les mettre à disposition des citoyens ? Quels sont les résultats chiffrés attendus dans une ville où déjà -sans ces fameuses caméras- la délinquance recule ? Quelles autres mesures -notamment de prévention- seront prises parallèlement ?
Je ne suis pas opposé par principe à la vidéosurveillance. C'est un outil, et comme tout outil, il peut-être utile. Mais quitte à dépenser 3 millions d'euros en installation et plusieurs autres millions en exploitation, je voudrais qu'au moins ces 76 (et quelques) caméras servent à un peu plus que de modifier un vague "sentiment" !!!
Je veux qu'avec mes impôts, on ne se contente pas de faire fonctionner le marché des caméras vidéo et de la fibre optique. Or, jusqu'à présent le projet de la mairie de Puteaux -faute d'éléments objectifs fournis- se résume à seulement cela.




