Plusieurs sites et blogs évoquent le procès "Mairie de Puteaux contre MonPuteaux.com" qui sera jugé dans tout juste 2 semaines : l'audience a lieu le vendredi 3 février, à partir de 13h30, au Palais de justice de Paris. C'est public, vous pouvez venir y assister !
Je vous invite notamment à lire la note très intéressante de Sophie, une ancienne Putéolienne ! mais aussi : Philippe Sarre de Colombes et Bismi.net ... Il y en a bien d'autres.
Merci à vous tous pour votre soutien....
Au delà de mon cas personnel, ce procès intéresse tous les blogueurs, puisqu'il s'agit cette fois encore d'une tentative de remise en cause de la liberté d'expression citoyenne par un pouvoir qui abuse de sa force. Hier, ces potentats (dans le cas d'une commune) s'attaquaient aux petits journaux alternatifs. Aujourd'hui, les mêmes veulent contrôler l'information publiée sur Internet (et il n'y a pas qu'à Puteaux : http://espelette.over-blog.com/ ou bien encore www.asnierois.org) : tout ce qui ne va pas dans leur sens doit disparaître des sites et des moteurs de recherche. Refusant toute critique, ils utilisent les armes les plus diverses : l'intimidation, la menace et finalement la machine judiciaire contre laquelle le citoyen lambda à peu de poids (voir le scandale d'Outreau).
Mais puisque les blogueurs sont soumis aux obligations de la loi sur la Presse, alors qu'on leur donne aussi les droits et les protections qui vont avec. D'accord nous sommes des "directeurs de publication", dans ce cas donnons nous les moyens de nous exprimer comme n'importe quel journaliste et de nous défendre face aux pressions exercées par des institutions, des groupes, des collectivités, des entreprises, qui disposent de ressources énormes -juristes, avocats, conseils, budgets com, etc- pour nous faire taire, s'ils le souhaitent.
Avec le Net et le Blog, les citoyens disposent désormais d'outils formidables pour se faire entendre... Il leur faut, il nous faut, défendre cet espace d'expression contre ceux qui -par nature- veulent contrôler l'information.
Nous sommes conscients de nos devoirs. Nous devons aussi avoir des droits.
Rappelons-nous que la démocratie n'est jamais acquise... c'est un combat de chaque jour. C'est dans cet esprit que j'aborde ce procès.
Christophe Grébert




