Charles Pasqua entendu à la brigade financière
A Puteaux, les voyages forment la jeunesse dorée

Le 17 octobre 2003 : le coup de force du maire de Puteaux

Grosbras"Vous êtes des totalitaires ! Vous avez été battus ! Vous l'êtes depuis 35 ans ! Et vous le serez jusqu'à la fin des temps ! Vive l'UMP ! Vive la France ! A bas les totalitaires (sic) ! Et maintenant, ceux qui n'ont rien à faire ici sont priés de rentrer chez eux !"
C'est par ce discours grandiloquent ("on croirait César", avait commenté un témoin) qu'il y a 1 an, le 17 octobre 2003, le sénateur-maire de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud, en présence de sa fille, la députée Joëlle Ceccaldi-Raynaud, chassa violemment les citoyens et les élus qui étaient venus m'accompagner à une séance du conseil municipal.

Depuis plus d'un an en effet, le maire m'empêchait manu militari d'assister aux réunions du conseil. Il avait décidé que "Grébert ne devait plus entrer à la mairie".

Mais ce soir là, des journalistes étaient présents et ils ont assisté à l'inimaginable : le maire de Puteaux avait mobilisé toute une troupe de gros bras pour interdire à un citoyen l'entrée de l'hôtel-de-ville. Charles Ceccaldi-Raynaud avait même organisé une manifestation, en obligeant une centaine d'employés municipaux à tourner autour de l'hôtel-de-ville avec des banderoles ! Une manipulation déjouée par les caméras de France 3 qui ont filmé les "manifestants" en train de sortir de la mairie !
Ces mêmes caméras ont aussi filmé les violences des gros bras de la mairie à mon encontre et contre ceux qui m'accompagnaient, y compris un commissaire de police qui a dû sortir sa carte pour ne pas s'en prendre un !

"La Commune de Puteaux ne peut devenir une zone de non-droit livrée aux mains partisanes d’un clan", réagissait le sénateur communiste Roland Muzeau... "La ville de Puteaux ne semble plus être en République. Les droits élémentaires du citoyen y sont régulièrement bafoués", s'alarmait de son côté Pascal Buchet, maire de Fontenay-aux-Roses et responsable du PS dans les Hauts-de-Seine.

LIRE LE DOSSIER : LE COUP DE FORCE DU MAIRE DE PUTEAUX

Commentaires