Notre conseiller général sèche à nouveau
La Défense : un camion de pompier coincé dans un trou !

Puteaux a dressé une muraille pour se protéger des envahisseurs neuilléens (histoire vraie) !

murneuillyputeauxHeureusement que le ridicule ne tue pas ! Depuis des années, le maire (ex-maire maintenant) de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud mène une sorte de guerre de tranchée contre Neuilly-sur-Seine. Son terrain de jeu : le parc Lebaudy, sur l'île de Puteaux. Du côté Pont de Neuilly, on peut accéder au parc par un portail qui est aléatoirement fermé sur ordre du maire (voir la photo du portail barricadé). Régulièrement, des Putéoliens se retrouvent ainsi coincés à l'intérieur ou à l'extérieur du parc. J'avais déjà raconté cette histoire incroyable le dimanche 8 juin 2003.

Un an après, Charles Ceccaldi n'est plus maire, pourtant rien n'a changé... Une famille vient en effet de m'écrire pour me raconter sa propre mésavanture survenue hier après-midi (12 juin 2004) :

"Samedi après midi, une famille de La Défense décide d’aller mettre au vert ses trois enfants au Parc Lebaudy, situé sur l’ile de Puteaux. Une fois l’esplanade traversée dans la longueur avec vélos et poussette, notre famille arrive enfin sur le pont de Neuilly, à l’abordage de l’ile ombragée. Mais pas question d’entrer dans le parc avec les vélos, c’est interdit, ils sont donc sagement attachés à l’entrée du parc, côté Neuilly, sous l’œil vigilant des policiers municipaux de Puteaux. Un petit coup d’œil à la pancarte des horaires pour éviter toute mauvaise surprise : le samedi le parc ferme à 20h. On a le temps, c’est parfait.
17h45 : 2 voiturettes électriques échappées d’un improbable golf « foncent » autant qu’elles le peuvent sur les allées en direction de la guérite des policiers et de la barrière d’accès. La maman gare sa poussette, et tout le monde observe de loin l’attroupement du gratin municipal (Charles Ceccaldi-Raynaud en personne !) en grande discussion avec les policiers. Pas très cordiale, semble-t-il, la discussion. Le portail d’accès pont de Neuilly est refermé précipitamment, et les voiturettes repartent, lestées de leur passagers qui n’ont pas l’air d’ humeur à profiter du paysage bucolique. Bonjour chez vous !
18h45 : les enfants ont bien joué, il est l’heure de rentrer… A quelques pas du parcours de santé, les vélos attendent la famille, qui se dirige vers le portail. Constatation : il est toujours fermé ! Consternation : le policier municipal de faction nous informe, très ennuyé, que les ordres sont stricts : plus personne n’a le droit de passer par là ! Pourtant le panneau d’horaire n’a pas été modifié, et aucun document officiel affiché ne valide le caprice. Alors quelle est l’alternative pour la petite troupe ?
C’est simple : traverser toute l’ile dans sa longueur, passer par le pont de Puteaux, revenir en longeant la voie rapide saturée de gaz d’échappement le long du quai Dion Bouton, grimper sur le pont de Neuilly, et redescendre sur l’ile côté Neuilly pour récupérer les vélos !
Le tout avec 3 enfants fatigués, dont un bébé de 15 mois. C’est une très mauvaise nouvelle ! Le père tempête, demande pourquoi il n’a pas été averti lorsque on lui a ordonné de laisser les vélos à l’entrée du parc : le policier explique que la décision de fermer ce passage émane du maire (tiens, c’était pas une mairesse ? ) de Puteaux en personne, et qu’il s’est déplacé tout à l’heure pour constater l’exécution de son ordre.
Les parents se montrent peu impressionnés par l’évocation de cette volonté quasi divine, et le père demande à parler au responsable du policier de faction. Ce dernier, contacté par téléphone, acceptera intelligemment que parents et enfants se faufilent à travers la barrière entrebâillée quelques secondes…
Tout en pédalant vers la Grande Arche, la famille, qui a le sentiment de l’avoir échappé belle, s’interroge sur la cause de cette fermeture aussi brutale qu’unilatérale de la frontière entre Puteaux et Neuilly. Nicolas Sarkozy et la famille Ceccaldi-Raynaud entretiennent pourtant depuis des lustres des liens indéniables… alors ? rien ne va plus ?"

Quelle explication donner à tout cela, sinon la volonté folle d'un élu qui considère SA ville comme une forteresse à protéger de toute invasion extérieure ! La mairie de Puteaux aurait toujours dans ses cartons un projet de construction d'une seconde barrière, un peu en retrait de la première, pour assurer un filtrage sûr de la partie putéolienne de l'île !

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