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10 ans de procès du maire UMP de Puteaux contre MonPuteaux

Libe20050621Il y a tout juste 10 ans, en juin 2004, le maire UMP de Puteaux dépose sa 1ère plainte pour diffamation contre mon blog Monputeaux.com. C'est la première d'une longue série d'attaques judiciaires lancées contre moi par Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Celle-ci utilise l'argent de la ville pour financer ces procédures : plusieurs centaines de milliers d'euros ont été prelevés sur le budget de Puteaux au cours de ces 10 années. En tout, 12 plaintes déposées et presque autant de procès ! Un véritable harcèlement... et une grave atteinte à la liberté d'expression. Car l'objectif final est de me faire taire et de faire fermer le blog d'un citoyen qui l'ouvre.

Voici un récapitulatif de ces 10 ans de procès :


2002

(Menace de plainte : sans suite) : En novembre 2002, un huissier me remet une "mise en demeure". Le maire de Puteaux me reproche d'avoir diffusé sur mon site des couvertures du journal municipal, ainsi que des affiches de manifestations municipales pour illustrer mes articles. "Pour l'avenir et d'une façon générale, la ville de Puteaux ne vous donne pas l'autorisation de diffuser sur votre site une quelconque oeuvre dont elle serait l'auteur au sens de l'article L.112.2 du Code de la propriété intellectuelle". Je suis averti. La mairie ne me lâchera pas.

 

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2004

(PLAINTE 1 : jugée et perdue par le maire) Dans cette 1ère plainte de juin 2004, le maire de Puteaux me reproche d'avoir repris sur mon site le témoignage d'une ancienne employée municipale publié à l'origine par le journal Le Parisien des Hauts-de-Seine. Cette employée avait été renvoyée de la mairie après avoir critiqué l'attribution d'un marché public d'un montant d'un million d'euros à une société qui n'avait aucune référence.

"Nous n'avons rien contre Internet, déclare alors Charles Ceccaldi-Raynaud, le père de Joëlle Ceccaldi et ancien maire de Puteaux. Mais il s'agit d'un avertissement pour ce site dont nous avons toléré depuis deux ans les critiques".

Il s'agit donc de me faire taire, de m'amener à fermer mon site... qui dérange.

Mon site est mis sous surveillance et la mairie multiplie les constats d'huissiers (payés sur le budget municipal).

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(PLAINTE 2 : finalement abandonnée par le maire) En juillet 2004, le maire annonce le dépôt d'une 2eme plainte pour diffamation contre moi pour l'avoir comparé à Jean Tibéri (sic). Mais elle se ravise et renonce à un nouveau procès.

En septembre 2004, le maire présente au conseil municipal une facture de son avocat Marc Fedida d'un montant de 27.000 euros pour le 1er procès contre mon blog, première facture là encore d'une longue série. En juillet 2005, l'avocat du maire représente une nouvelle facture de 12.000 euros. En février 2006, il réclame encore 1.000 euros.

 

2005

En juin 2005, la ville verse 2.000 euros à Maître Staub pour la "rédaction d'un memorandum sur la responsabilité résultant de la pratique éditoriale d'un site Web".

En décembre 2005, une nouvelle facture pour un constat d'huissier sur MonPuteaux est présentée par le maire.

 

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2006

(PLAINTE 3 : sans suite) En juin 2006, je suis convoqué par la gendarmerie. Le maire de Puteaux a déposé une nouvelle plainte pour "usurpations de fonctions". Un visiteur de mon blog avait publié un commentaire  sur mon blog en le signant "Joëlle Ceccaldi-Raynaud". Il s'agissait d'une plaisanterie et il n'y avait aucune confusion possible.

"On ne peut que regretter le fait que l’autorité judiciaire se soit laissé entraînée dans la guérilla que livre la commune de Puteaux à l’encontre de Christophe Grébert", commente alors le blog Droit Administratif.

En juin 2006, Maitre Fedida, représentant du maire de Puteaux pour m'attaquer, adresse une facture à la ville de Puteaux de 27.000 euros.

En septembre 2006, la mairie paye 3.500 euros à Maître Philippe Scarzella pour une consultation sur le "délit de diffamation publique".

GrbertleparisienAlors que la maire de Puteaux perd tous ses procès contre moi, elle est condamnée le 5 septembre 2006 par le tribunal correctionnel de Nanterre à me verser 3.000 euros de dommages et intérêts pour avoir insinué que j'avais des "penchants pédophiles" -condamnation confirmée par la cour d'appel de Versailles dans un arrêt du 27 avril 2007-. En octobre 2007, lors d'un conseil municipal Joëlle Ceccaldi explique qu'elle a une assurance personnelle et que c'est cette assurance qui couvrira sa condamnation. C'est faux bien sûr. Le maire mettra plusieurs mois à me régler ces dommages et intérêts.


 

 

 

 

 

2007

En avril 2007, le maire de Puteaux est condamnée pour diffamation homophobe :

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(PLAINTE 4 : pas de jugement, le maire s'est désisté quelques jours avant le procès) En juillet 2007, le maire de Puteaux annonce en conseil municipal qu'elle dépose une autre plainte pour diffamation. Cette fois, elle me reproche des propos publiés sur mon blog le 26 avril 2007, jour de la confirmation de sa condamnation par la cour d'appel de Versailles pour diffamation homophobe.

Eglisedemuree(PLAINTE 5 : la mairie a perdu ce procès) Toujours en juillet 2007, le maire de Puteaux enclenche une nouvelle plainte contre moi, cette fois pour "violation du droit à l'image". A l'origine de cette nouvelle action judiciaire, une vidéo publiée sur Dailymotion dans laquelle on aperçoit des policiers municipaux lors d'une manifestation. La plainte est déposée au nom des policiers municipaux. Bien plus tard, l'un d'eux me confiera qu'ils n'avaient pas eu le choix.

"Ma fille va perdre, une fois de plus", pronostique alors avec raison Charles Ceccaldi.

 

2008

En juillet 2008, je suis convoqué devant la 17e chambre du tribunal de Paris pour le procès des policiers municipaux.

En septembre 2008, la 17e chambre rend son jugement : je suis relaxé et les policiers municipaux sont condamnés à me verser 3.000 euros pour mes frais de défense.

"La 17e chambre civile a estimé que le droit à l'image devait "céder devant le droit à l'information du public". Elle a jugé que l'atteinte à la vie privée était d'autant moins constituée que les images en cause n'étaient pas centrées sur les demandeurs, qui n'apparaissaient qu'à "titre accessoire" dans la vidéo", explique une dépêche de l'AFP.

En octobre 2008, l'avocat du maire, Maitre Rodolphe Bosselut, présente à la ville une facture de 10.000 euros pour ce procès perdu.

En novembre 2008, je passe à nouveau devant la 17e chambre du tribunal de Paris, suite à la plainte déposée en mars 2007 pour diffamation (PLAINTE 4). Mais la procédure est stoppée, le maire s'étant désisté. Preuve qu'il n'y avait rien dans le dossier et qu'il s'agissait de harcèlement.

 

2009

En avril 2009, la ville prend en charge les 3.000 euros de condamnation des policiers municipaux.

En mai 2009, le maire fait faire un nouveau constat d'huissier sur mon site, 450 euros sont prélevés sur le budget municipal.

En septembre 2009, une nouvelle facture d'avocat est présentée par le maire : 4.300 euros sont prélevés sur le budget municipal pour m'attaquer en justice.

 

2010

(PLAINTE 6 : affaire M. / Procédure terminée. J'ai gagné)

En décembre 2010 à l'Assemblée nationale, la députée-maire UMP de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud interroge le ministre de la culture et de la communication, Frédéric Mitterrand, sur le phénomène du "cyber-harcèlement". "Les enfants sont au premier rang des victimes", écrit-elle. Bien sûr.

 

2011

(PLAINTE 7 : j'ai gagné la procédure) En décembre 2011, je suis convoqué devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, suite à une lettre de dénonciation du fils du maire, Vincent Franchi, à propos de mon compte de campagne de l'élection cantonale de mars 2011. Il cherche à invalider mon compte et à me faire perdre 8.500 euros.

 

IMG_1318(PLAINTE 8 : je gagne en 1ère instance et en appel. Le maire fait cassation. en cours) En décembre 2011, le maire dépose plainte contre moi pour diffamation suite à l'affaire du Canard Enchaîné qui a disparu des kiosquiers de la commune. Dans cette dernière affaire, je me demande pourquoi c'est moi qu'elle attaque et pas le Canard Enchaîné qui accuse la député-maire UMP d'avoir placé plusieurs millions d'euros dans des paradis fiscaux, puis d'avoir fait pression sur les kiosquiers de Puteaux pour.

Le maire de Puteaux me reproche une phrase, dans une interview accordée au Figaro.fr, dans laquelle je me demande avec quel argent, si c'était bien le cas, les 600 exemplaires du Canard auraient été payés.

 

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2012

En janvier 2012, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande d'invalidation de mon compte de campagne à l'élection cantonale. Nouvelle victoire judiciaire contre les Ceccaldi !

En février 2012, le maire UMP, qui a porté plainte contre moi dans l'affaire les canards enchaînés disparus des kiosques à journaux de Puteaux, demande à sa majorité la prise en charge de ses frais de défense.

 

(PLAINTE 9, une condamnation à 1 euro symbolique) En mars 2012, je suis jugé devant le tribunal de Nanterre suite à une plainte pour violation de la vie privée de la directrice de cabinet du maire de Puteaux. J'ai révélé dans un article qu'elle bénéficiait un duplex dans la résidence des étudiants de la ville pour un loyer de 5 euros le m2. En avril, je suis condamné à 1 euros symbolique pour avoir révélé son adresse. Mais comment dénoncer ce scandale sans révéler de fait qu'il s'agissait de la résidence des étudiants. Je renonce à faire appel, car une procédure en appel me coûterait des frais d'avocat que je ne peux couvrir.

 

(PLAINTE 10 : EN COURS) En mars 2012, 19 élus UMP de Puteaux m'attaquent au motif que j'ai révélé qu'ils étaient ou avaient été logés en HLM à Puteaux. Ils invoquent l'article 9 du code civil. Autrement dit, ils me reprochent d'avoir violé leur vie privée en révélant qu'ils profitaient d'un logement social. Ils me réclament chacun 4.000 euros, soit au total 76.000 euros en réparation du préjudice moral ! Le procès aura lieu le 22 octobre 2014 au tribunal de Nanterre.

 

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(PLAINTE 11 : je suis relaxé) En mai 2012, je suis convoqué devant un juge suite à une plainte du mari de la directrice de cabinet. Il m'accuse de l'avoir menacé, alors que c'est l'inverse qui s'est produit.

 

IMG_1964Le 21 mars 2012, le Canard Enchaîné évoque le "Harcèlement judiciaire" mené par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire UMP de Puteaux, contre Christophe Grébert.

Le procès sur l'affaire des Canard Enchaîné disparus des kiosques de Puteaux est jugé le 3 juillet 2012. L'avocat du maire admet implicitement les faits.

 

  
En juillet 2012, le maire de Puteaux insert dans le journal municipal un texte d'une demi page m'accusant de "pratiques délictueuses" :

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Le 4 septembre 2012, le tribunal de Nanterre me condamne dans l'affaire de la disparition du Canard Enchaîné des kiosques à journaux de Puteaux. Je fais appel : je serai relaxé et le maire sera condamné à 5.000 euros pour harcèlement judiciaire.

 

2013

(PLAINTE 12 : EN COURS) En mars 2013, Joëlle Ceccaldi-Raynaud porte encore contre moi pour diffamation à propos de son compte caché au Luxembourg. En cause cette fois, la reprise sur mon compte twitter du titre d'un article publié dans le Canard Enchaîné consacré à la découverte au Luxembourg d'un compte du maire sur lequel la justice a retrouvé 4 millions d'euros . Or, le maire de Puteaux n'a pas porté plainte contre le Canard. Elle ne s'est donc pas estimée diffamée par le journal ? Alors pourquoi m'attaque-t-elle moi ? (JUGEMENT LE 5 JUIN 2015)

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En juillet 2013, je suis relaxé par le tribunal de Nanterre dans la seconde affaire Bailly-Le Bars.

Toujours en juillet 2013, Joëlle Ceccaldi-Raynaud fait cassation dans l'affaire du Canard enchaîné, après avoir été condamnée en appel à me verser 5.000 euros :

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2014

En avril 2014, la cour d'appel de Versailles me donne raison contre une association proche du maire : non seulement je suis relaxé, mais en plus la présidente de l'association est condamnée à me verser 4.000 euros pour mes frais d'avocat.

Le 13 juin 2014, je suis convoqué devant la 17e chambre du tribunal de Paris pour la fixation du 2e procès sur les révélations du Canard enchaîné sur le compte au Luxembourg du maire de Puteaux.

MISE A JOUR : CETTE DERNIÈRE AFFAIRE SERA JUGÉE LE 5 JUIN 2015

 

VOUS VOULEZ ME SOUTENIR CONTRE CET INCROYABLE HARCÈLEMENT JUDICIAIRE DE LA MAIRIE UMP DE PUTEAUX ? PARTICIPEZ À MON COMITÉ DE SOUTIEN POUR LA DÉFENSE DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION A PUTEAUX.

Merci à mon avocat, Maître Nataf, qui me défend depuis toutes ces années avec une si grande efficacité !

 

EN LIRE PLUS :

- MES DOSSIERS JUSTICE, HARCÈLEMENT, HOMOPHOBIE

- Les PROCÈS à Puteaux

- Procès Grébert contre Ceccaldi pour diffamation homophobe

- Procès des policiers municipaux pour atteinte au droit à l'image

- Procès Mairie de Puteaux contre MonPuteaux de 2008

- Les 2 procès Bailly Le Bars contre Grébert

- 1er procès sur l'affaire du Canard enchaîné

- 2e procès sur l'affaire du compte au Luxembourg du maire révélé par le Canard enchaîné


L'année 2012 à Puteaux en 12 images

Retour sur l'année 2012 à Puteaux en 12 images... de janvier à décembre :

En janvier, l'année commence bien. La mairie envoie 25.000 cartes de voeux... avec une faute :

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En février, Puteaux fait encore la Une de la Presse : le maire m'expulse manu militari du conseil municipal :

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En mars, 19 élus UMP de Puteaux m'attaquent en justice. J'ai eu le tort de révéler qu'ils profitent de HLM :

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En avril, au 1er tour de l'élection présidentielle, la droite est localement minoritaire :

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En mai, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui a renoncé à se présenter à la législative, vient narguer le futur député, Jean-Christophe Fromantin, lors d'une réunion de campagne :

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En juin, une série de négligences dans une crèche privatisée de Puteaux est révélée par des parents :

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En juillet, la majorité étend l'utilisation de voitures de fonction à tous les conseillers ayant une délégation. Le maire s'achète une C6 à 50.000 euros :

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En août, l'opposition révèle la fermeture de la seule structure locale accueillant des handicapés :

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En septembre, des parents d'élèves musulmans manifestent devant la mairie, après l'expulsion de leurs locaux :

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En octobre, série de révélations sur le déficit de l'EPADESA, l'établissement public de La Défense. Il manquerait 250 millions d'euros sur les ventes de 2 tours :

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En novembre, le maire "remercie" sa 1ère adjointe :

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En décembre, Puteaux fête Noël avec une patinoire géante et un sapin de 20 m de haut. Montant de la facture : 4 millions d'euros :

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Le blog MonPuteaux dépasse les 5 millions de pages vues !

28269454_0dc41f0c2f_mMonPuteaux est hébergé depuis mai 2004 par Typepad. C'est sur les recommandations de Loïc Le Meur, qui lance alors une version française de la plate-forme américaine, que mon site devient un véritable blog.
Pendant plusieurs années, Loic m'héberge gratuitement, m'encourage et me conseille. Fin 2004, il me remet le Clic d'Or du meilleur blog citoyen (photo ci-contre).
Cet été, MonPuteaux, toujours fidèle à Typepad, a dépassé les 5 millions de pages vues ! soit une moyenne de 1.600 pages consultées quotidiennement.
C'est l'occasion pour moi de remercier le plus célèbre blogueur français.

MonPuteaux a 10 ans !


Il y a 10 ans, le pourquoi de la première édition de "Puteaux en plage"

43753509_3a47f85131_zAlors que vient d'ouvrir la 10e édition de "Puteaux plage", revenons en arrière, sur l'origine de cette manifestation... liée à la disparition de l'ancienne piscine de l'ile de Puteaux.

Jusqu'en 2000, les Putéoliens pouvaient aller se baigner dans la piscine de l'île. Un simple bassin extérieur ouvert de mai à septembre.
"Les plus sportifs s’adonnaient à la natation, aux plongeons, aux jeux aquatiques ou au volley ; les autres en profitaient pour peaufiner leur bronzage ou s’octroyer quelques instants de farniente et les plus jeunes profitaient de la pataugeoire sous l’œil attentif de leurs parents", se souvient Nice Guy.

A la surprise générale, en mai 2001, la piscine ne rouvre pas : des travaux de rénovation doivent être réalisés, fait savoir la mairie. Une palissade (photo) est alors installée autour du vieux bassin. Le temps passe... mais pas de travaux. L'été 2002 arrive et plus de piscine ouverte.

En 2003, après 2 belles saisons sans piscine, la mairie se décide à agir. Elle annonce la mise en place d'un bassin provisoire sur l'île... durant 2 semaines (du 5 au 20 juillet). C'est la première édition de "Puteaux en plage". Pour l'occasion, 800 tonnes de sable ont été acheminés par 50 semi-remorques ! Des transats sont installés autour d'un bassin dans lequel on peut tout juste barboter (il fait 60cm de profondeur).

178966029_a74d9e9b74Mais l'opération est un four. En effet, pour éviter que des "indésirables" ou des  "non putéoliens" viennent se mélanger au public familial visé, la mairie a décidé de faire payer l'entrée très cher : c'est 6 euros pour les Putéoliens (sur présentation d'un justificatif de domicile) et 20 euros (sic) pour les non Putéoliens ! Résultat : la plage ressemble à un désert. Au bout de 2 jours, la mairie, qui a investi 450.000 euros dans cette opération, fait marche arrière : l'entrée devient gratuite pour les Putéoliens et un rabais de 50% est accordé aux non-Putéoliens : 10 euros tout de même !

Dans un communiqué, la municipalité ose alors affirmer que "Puteaux dépasse Paris" et son opération "Paris plage" (!) :

"Là où la municipalité de Paris, profitant de l’attrait de la ville lumière, utilise l’argent du capital privé, la ville de Puteaux préfère maintenir vierge cette manifestation populaire de toute publicité. Alors que la ville de Paris arrive à offrir des centaines de mètres de quais avec du sable et des transats, c’est l’ensemble des activités des bord de mer que la municipalité de Puteaux réussit à offrir aux Putéoliens et aux autres et ce avec un encadrement qualifié. La ville de Paris procède à une utilisation remarquable et judicieuse de ses quais. Elle a compris que la festivité est nécessaire pour donner une âme à la ville. La municipalité de Puteaux, depuis son installation, a donné à la fête une place privilégié dans son action au service de la population et de la cité. Venez rejoindre la foule nombreuse de ceux qui tous les jours investissent l’espace de Puteaux en Plage".

"Lundi : 600 personnes... mardi : 1.000 personnes... mercredi : 1.500 personnes !" Chaque jour, la mairie publie la fréquentation de sa "plage". Chiffres invérifiables et sans doute invraisemblables...

Eté 2004, un nouveau "Puteaux en plage" est organisé. Cette fois, la mairie met le paquet : elle double la durée de l'opération (du 7 juillet au 7 août) et dépense plus d'un million d'euros pour 6.000 m2 de plage, avec sable fin, transats, parasols et 3 bassins.

55982232_6d02d85c24Eté 2005, plus fort encore : la ville dépense 1,3 millions d'euros : "Il y a 1.000 m2 de surface de baignade, soit 6 fois plus que pour Paris plage", annonce fièrement Joëlle Ceccaldi-Raynaud en séance du conseil municipal !

Mais le maire fera mieux l'année suivante, le 1er juillet en 2006, en inaugurant (5 ans après la promesse d'une "rénovation" du site) le nouveau "palais des sports". "De l'extérieur, avec ses grandes colonnades, on dirait un temple antique", écrit alors le journal 20 Minutes. Un projet de plus de 40 millions d'euros... qui n'empêche pas la municipalité de dépenser encore beaucoup d'argent dans les éditions successives de "Puteaux plage" :  700.000 euros en 2006 et environ 500.000 euros les années suivantes... pour le plus grand plaisir des fournisseurs de la mairie de Puteaux.

Les Putéoliens en effet n'en demandaient pas tant. Ils voulaient simplement une piscine, pour nager, dans un cadre sympathique, celui de l'île...

(photo 1 : la piscine de l'île fermée été 2002 Flickr - photo 2 : puteaux plage 2006 Flickr - photo 3 : le chantier du palais des sports 2005 Flickr)


Le TOP10 des plus grandes folies de Puteaux

11Puteaux2Puteaux, c'est fou ! Depuis 10 ans que j'observe la vie locale, j'ai été témoin de beaucoup d'évènements... insolites, drôles ou parfois juste inquiétants. Voici mon TOP 10 des plus gandes folies de Puteaux :

N°1 : LA GUERRE DES CECCALDI

Depuis 2004, Charles Ceccaldi, l'ancien maire, et Joëlle Ceccaldi, se font la guerre. Un affrontement sans relâche. Il y a encore quelques semaines, Charles Ceccaldi répondait à une interview dans Le Point pour critiquer sa fille. "Il veut m'exterminer", aurait déclaré Joëlle Ceccaldi.

N°2 LA DISPARITION DES CANARD ENCHAÎNÉS DES KIOSQUES À JOURNAUX DE PUTEAUX

En octobre 2011, le Canard Enchaîné révèle que Joëlle Ceccaldi possède un compte au Luxembourg sur lequel sont déposés plus de 4 millions d'euros. Le matin de la sortie de l'hebdomadaire, un mystérieux motard fait le tour des marchands de journaux de la ville pour racheter tous les exemplaires. Les kiosquiers reconnaissent une personne de la mairie, selon France Inter.

N°3 UN MUR SÉPARE PUTEAUX ET NEUILLY

En 2006, le maire de Puteaux décide de faire construire un mur de 2m60 de haut pour marquer la frontière entre Puteaux et Neuilly-sur-Seine sur l'île de Puteaux. France 3 diffuse un reportage mémorable.

N°4 LA PISTE CYCLABLE LA PLUS COURTE DU MONDE

En 2009, une piste cyclable d'une vingtaine de mètres de long est réalisée face à la mairie. Ce qui en fait certainement la piste cyclable la plus courte du monde. Parfaitement inutile, cet aménagement farfelu a été supprimé en 2011.

N°5 LES ILLUMINATIONS DE NOËL LES PLUS CHÈRES DE FRANCE

Chaque année, la ville de Puteaux dépense plus d'un million d'euros pour ses illuminations de Noël. Ces décorations sont louées au lieu d'ête achetées ce qui permettrait de les réutiliser d'une année sur l'autre. En 2007, Le Parisien révèle que notre commune consacre aux illuminations 15 fois plus d'argent par habitant que Paris !

N°6 PUTEAUX, LA VILLE LA PLUS VIDÉOSURVEILLÉE DE FRANCE

Avec 1 caméra pour 250 habitants, Puteaux est la commune la plus vidéosurveillée de France. En 2012, un rapport révèle qu'en un an, ce système, qui a couté plus de 8 millions d'euros, n'avait été utile que dans 53 enquêtes de police et que les vols avec violence avaient augmenté de 13% !

N°7 APARTHEID A LA TRIBUNE DU PUBLIC AU CONSEIL MUNICIPAL

En 2004, Joëlle Ceccaldi, qui vient d'être désignée maire à la place de son père, décide que 90% des places de la tribune du public au conseil municipal seront réservées à des militants UMP et 10% au reste de la population, chacun entrant par une porte différente. Devant le tollé de l'opposition et surtout l'intervention du Préfet qui signale que cette mesure est complètement illégale, Joëlle Ceccaldi renonce à son projet fou !

N°8 UN PANNEAU D'EXPRESSION LIBRE SOUS HAUTE SURVEILLANCE

Les communes sont tenues par la loi d'installer des panneaux d'expression libre dans les rues. En 2006, Puteaux comptait un seul panneau en centre ville... placé dans la parking de la police municipale ! Cherchez aujourd'hui ces panneaux... Ils sont installés dans des impasses et sous des ponts. Vous êtes libre de vous exprimer par voie d'affichage, mais personne ne pourra vous lire !

N°9 LA FONTAINE QUI OFFRE UNE DOUCHE GRATIS

En 2006, la ville de Puteaux fait réaliser pour 1 million d'euros une fontaine en forme de pissenlit au bout de la rue Jean Jaurès, à l'angle de la rue Bellini. Cette fontaine, installée dans un secteur très venteux, arrose depuis tous les passants.

N°10 UNE HORLOGE MÉCANIQUE POUR LES OISEAUX

En 2010, la ville de Puteaux dépense 200.000 euros pour l'installation d'une horloge ménanique de 9 mètres de haut dans le jardin du Théâtre. La particuliarité de ce jardin est qu'il n'est jamais ouvert au public. L'animation kitchissime de cette horloge est donc réservée aux oiseaux.. seuls à pouvoir franchir les grilles du jardin.

RETROUVEZ L'ENSEMBLE DE CES FOLIES PUTEOLIENNES PLUS OU MOINS AMUSANTES DANS LA RUBRIQUE F O U !

(photo : illuminations - Blachère)


MonPuteaux a 10 ans : l'histoire des palmiers de la rue Jean Jaurès

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33613560_6ddf454be5MonPuteaux a 10 ans : Il y a exactement 10 ans, en mai 2002, je parle des travaux de voirie engagés rue Jean Jaurès, entre le boulevard Richard Wallace et la place Stalingrad. Les trottoirs sont réhaussés et les places de stationnement sont tous supprimés... Plus précisement, des palmiers (photo ci-contre) y sont installés, à la surprise générale. Voici ce que j'écrivais alors :

Ces palmiers occupent les emplacements qui semblaient réservés au stationnement. Et cette occupation est définitive ! La mairie envisage de créer à terme une zone piétonne dans ce secteur. Interrogés sur les détails et les délais de ce projet, les services municipaux concernés ont répondu "qu'ils n'en savaient rien". Ceux qui pestaient déjà devant la perspective de ne plus pouvoir se garer devant le Monoprix devront s'y faire et aller plus loin : les parkings de la mairie et de la rue Mars et Roty vont être agrandis, un 3eme parking devrait être créé rue Saulnier, et à plus longue échéance un projet de nouveau parking rue du Bicentenaire (à la place de l'ancien magasin Ford) serait à l'étude. Plus de 200 nouvelles places seront mises rapidement à la disposition des automobilistes. Cela compensera donc largement la neutralisation du stationnement rue Jean Jaurès... il faudra marcher un peu, c'est tout !
Quant aux commerçants, qui n'avaient pas été prévenus de l'installation de ces palmiers, ils attendent de voir l'effet que cela aura sur le chaland ! La municipalité tente de les rassurer en affirmant que "cette reconquête des trottoirs offre aux Putéoliens un meilleur accès aux commerces ainsi qu’une promenade poétique et exotique à l’ombre des palmiers" (SIC).

En réalité, la suppression des stationnements et les retards pris sur les projets de parkings - 10 ans après aucun n'a finalement abouti - sont un handicap pour le commerce : les commerçants disent avoir enregistré une baisse notable de leurs chiffres d'affaires (Le Parisien évoque le sujet en septembre 2002). Peu après, de nouveaux travaux sont engagés pour supprimer définitivement la rangée de stationnements monopolisée par les palmiers. Quelques années passent encore et ces célèbres palmiers sont eux-mêmes retirés. Ceux qui ont résisté aux hivers putéoliens finissent aujourd'hui de mourir, entreposés sur un terrain vague près du rond point des Bergères. La voie piétonne ne s'est jamais réalisée non plus.

Chaque année, la ville de Puteaux dépense 10 millions d'euros en travaux de voirie. Les moyens sont là, mais la réalisation des aménagements reste, comme on le voit dans ce cas, pour le moins approximative.

(photos : Flickr)