La mairie de Puteaux prend de l'argent aux écoles pour financer son clientélisme

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Lors du conseil municipal de Puteaux du 5 avril 2018, les élus ont voté l'attribution d'une subvention de 700.000 euros pour la caisse des écoles de la commune. Cet argent est destiné aux maternelles et aux écoles primaires, afin qu'elles achètent du matériel et des fournitures pour assurer l'"école gratuite". Mais à Puteaux en réalité, cet argent est en grande partie détourné de son but par la mairie.

Dans la séquence vidéo ci-dessous, la maire Joëlle Ceccaldi donne la parole à.. son fils, Vincent Franchi, maire adjoint chargé... des écoles. Celui-ci liste les dépenses prévues avec cet argent attribué par la commune aux écoles : des fournitures scolaires... mais aussi "des jouets", des boites de "Lego", des "jeux"...

Un grande partie de l'argent attribué aux écoles par la ville sert donc en fait à acheter des cadeaux pour les enfants (et faire plaisir à leurs parents électeurs). Rien à voir avec une liste de matériels nécessaires à la scolarité.

Le problème est que ce clientélisme industriel habituel à Puteaux a pour conséquence de vider la caisse des écoles. Certaines années, des parents m'ont rapporté que des enseignants leurs réclamaient tous les trimestres 5 ou 10 euros pour acheter des fournitures... Le cartable rose ou bleu "offert" en septembre par la mairie était donc payé par les parents une 1ère fois avec leurs impôts et une 2e fois au cours de l'année scolaire par cette demande d'argent frais des professeurs.

Quand les Putéoliens comprendront que les "cadeaux du maire" ne sont pas gratuits, peut-être que les choses avanceront dans cette commune... 

LES CHIFFRES : PUTEAUX COMPTE 4.191 ÉLÈVES DANS 159 CLASSES, répartis comme suit :
- 1.719 élèves en maternelle (hors enfants de moins de 3 ans) pour 65 classes ;
- 2.472 en élémentaires pour 94 classes


VIDEO La ville de Puteaux interdit les pique-niques

Pique-nique"C'est la seule pelouse de Puteaux où on peut s'installer. Cela veut donc dire que les pique-niques sont interdits dans toute notre ville", constate amère un Putéolien venu profiter du soleil en famille et avec des amis, dimanche après-midi, dans le parc de l'île.

Quelques minutes plus tôt, des policiers municipaux étaient venus leur dire que pique-niquer dans les parcs de Puteaux était interdit et qu'il fallait qu'ils remballent toute leur nourriture. Les policiers municipaux ont fait le tour du parc, allant de groupe en groupe, pour s'assurer que personne ne mange. Je demande à un Putéolien s'il accepte de témoigner pour ma vidéo. Il refuse : "J'ai peur des représailles du maire", me dit-il spontanément !

Que pensez-vous d'un tel règlement ?

Nous manquons d'espaces verts à Puteaux et nous ne pouvons même pas librement profiter de notre seul grand parc. Je propose de changer ce règlement. Une aire de pique-nique pourrait être aménagée sur l'île, éventuellement avec quelques tables en bois, pour que les familles puissent librement profiter de ce coin de nature.
Christophe Grébert


La mairie de Puteaux réclame 1.200 euros par enfant pour un voyage en Inde

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La ville de Puteaux organise un voyage en Inde, dans le Rajhasthan, en juillet pour des jeunes de 14 à 17 ans. Lors du conseil municipal du 5 avril 2018, la maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud a indiqué qu'une participation de 1.200 euros par enfant était réclamée aux familles.

En séance, je fais remarquer à la maire que "1.200 euros, tout le monde ne peut pas se permettre". "Certes", me répond-t-elle. Aucun autre commentaire ne sort de sa bouche. ok... 

A quand, à Puteaux, les beaux voyages de la ville accessibles à tous les jeunes, pas seulement aux enfants des familles qui ont des moyens ? La maire refuse que les prix varient selon les revenus. Nous l'avons demandé plusieurs fois. En fait, elle considère qu'il doit y avoir des voyages pour les riches et d'autres pour les pauvres, que les 2 ne doivent pas (ne veulent pas) se mélanger. C'est la même idéologie qui la pousse à faire un jardin rose pour les filles et bleu pour les garçons, où chaque genre est bien séparé par des barrières.
Je suis fier de mon pays et de ses valeurs : "Liberté, Egalité, Fraternité". J'estime donc qu'en France, une commune ne devrait pas faire de ségrégation sociale, surtout au dépens d'enfants.
Christophe Grébert