Le procès du tweet : le procès de trop du maire LR de Puteaux

6a00d8341c339153ef01b8d19bab69970c-800wiEn 12 ans, la maire Les Républicains de Puteaux a porté plainte 12 fois contre moi. Elle fait prendre en charge ses attaques par la ville : 200.000 euros ont été dépensés depuis 2004. 

Le prochain procès est fixé au vendredi 27 mai, 13h30, devant la 17e chambre du Tribunal de Paris spécialisée dans les affaires de Presse. Je vous propose de suivre en direct la préparation de cette audience  :
- Dans un dossier partagé, librement accessible, vous trouverez les pièces de l'affaire.
- Dans un document Word, j'expose mes arguments. Vous pouvez m’aider à les corriger et à les compléter.
- Pour suivre l'affaire sur MonPuteaux : LE PROCÈS DU TWEET


Les membres du Conseil de la Jeunesse de Puteaux seront choisis... par le maire

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La mairie LR de Puteaux annonce vouloir faire de la "démocratie participative". Cela ne ferait pas rire si elle respectait déjà les bases de la démocratie. Ainsi, a-t-elle décidé de créer un nouveau "conseil de la jeunesse" qui sera composé de membres entièrement désignés par... elle !

Lors du conseil municipal du 8 avril 2016, les élus ont approuvé la création de ce conseil de la jeunesse. En séance, j'ai demandé à la maire d'expliquer l'utilité de ce conseil. Elle a été incapable de me répondre.  Il s'agit de "soutenir la formation de ces jeunes", finit-elle par me dire. Parlait-elle des membres de ce conseil ou des jeunes putéoliens en général ? Elle ne me donne pas plus de détails. Visiblement, l'utilité pratique du conseil de la jeunesse n'est pas son sujet. Le principal est ailleurs : pouvoir dire que Puteaux fait de la "démocratie participative".

Cependant, une phrase dans le dossier de présentation a interpellé l'opposition : les membres de ce conseil seront "désignés par le maire après candidature et tirage au sort" est-il écrit. Les jeunes seront tirés au sort ou désignés par le maire ?

Francis Poézévara, conseiller municipal PS de Puteaux, a demandé des précisions à la maire. La réponse de JCR n'est pas très très claire et fait finalement voter sa majorité contre notre amendement demandant que les jeunes soient "tirés au sort" et pas "désignés par le maire après tirage au sort" :

En réalité, la démocratie participative à Puteaux n'existe que grâce aux outils mis en place par l'opposition. Par exemple, nous enregistrons et diffusons le conseil municipal sur internet pour vous permettre ensuite d'en discuter collectivement. La mairie ne fait même pas cela.

(photo : le fils du maire et un jeune conseiller - mairie de Puteaux)


La ville de Puteaux va créer un musée sur son histoire. Ce sera le 3e...

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Elle ne sait pas trop encore ce qu'on y trouvera et quelles périodes ou quels thèmes y seront traités, mais la maire de Puteaux veut un nouveau musée sur l'histoire de la ville. Ce 3e musée sera réalisé "probablement" au 5 rue Paul Bert, dans une maison rachetée par la municipalité et dans laquelle des travaux de démolition vont commencer.

Lors du conseil municipal du 8 avril, il a en effet été décidé d'engager la démolition d'une partie des bâtiments annexes de cette propriété située dans le bas de Puteaux (question 10 de l'ordre du jour) :

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Ce sera la 3e "musée" ouvert par Joëlle Ceccaldi, après la maison de Camille consacrée aux artistes de Puteaux et le musée de Dion Bouton, rue Parmentier. Mais ces 2 structures, qui coûtent des millions d'euros à la ville, sont le plus souvent fermées au public. Quelques visites seulement y sont organisées de temps en temps. Qui peut dire qu'il a déjà visité ces 2 musées de Puteaux ? Moi, oui. Mais vous ?
Ce 3e "musée" sera-t-il aussi l'occasion des dépenser des millions d'euros pour rester portes closes la plupart du temps ? Je le crains.

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J'avais suggéré en 2004 la création d'un musée sur l'histoire industrielle de Puteaux. Il aurait pu être installé dans un ancien atelier d'usine, mais ces vieux bâtiments, ultimes traces du passé industriel de Puteaux, ont quasiment tous été démolis par les promoteurs avec l'aval de la ville. Il manque de la logique dans les décisions de l'actuelle majorité de Puteaux. Peut-être une pensée, tout simplement. Or, un musée n'est pas qu'un lieu de mémoire. Il doit être aussi un lieu de réflexion pour le présent et le futur. C'est justement ce qui manque à Puteaux.
Christophe Grébert


Les tarifs des cantines et d'autres services de Puteaux vont augmenter pour certaines familles

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Puteaux est riche, pourtant elle va faire payer encore plus les familles. Lors du conseil de Puteaux du 8 avril, la mairie a décidé de mettre en place un nouveau système de tarification de ses services basé sur les revenus. L'opposition, qui défend depuis des années l'application du quotient familial, a approuvé cette modification, tout en réclamant une baisse globale des tarifs, ou qu'au minimum il n'y ait de hausse pour personne. La majorité a refusé de s'engager sur ce point. Et la maire a finalement avoué que les tarifs augmenteraient pour une partie des familles putéoliennes.

Bouchra Sirsalane, élue Modem, a défendu un amendement en faveur de la suppression de la majoration de 100% appliquée en cas d'inscription à -48h dans les cantines scolaires. Cette majoration, explique l'élue, pénalise surtout les mères isolées à la recherche d'un emploi. Cet amendement a malheureusement été repoussé comme les autres par la majorité municipale LR :

Amendement : annulation majoration inscription tardive (pause méridienne, accueil de loisirs) REJETE PAR LA MAJORITÉ

Madame le Maire,
Vous avez décidé de revoir le calcul de ses tarifs, c’est une bonne chose. Or, vos services pénalisent les familles qui inscrivent tardivement leurs enfants à la cantine (moins de 48h) et aux accueils de loisirs (moins de 15 jours) d’une majoration (le double du tarif).
Je vous rappelle que de nombreuses familles vivent en dessous du seuil de pauvreté, notamment des mères célibataires sans emploi.
Par exemple: Lorsqu’elles doivent se rendre à un entretien d’embauche, elles devront régler 10, 92 € pour une journée (2,82 € pour la cantine et 8.10 € pour l’accueil de loisirs) alors que leur reste à vivre est de moins de 5 € par jour (en dessous de seuil de pauvreté). C’est un effort financier énorme pour elles.
En signant la convention avec l’Unicef “ville amie des enfants”, la ville s’engage à lutter contre la pauvreté. La ville ne peut pas pénaliser des familles en situation sociale précaire.
La ville peut supporter ces pertes (quelques euros).
Il est demandé aux membres du conseil de voter l’annulation de cette majoration appliquée aux familles qui inscrivent leurs enfants au delà du délai institué par les services de la ville.  
Bouchra Sirsalane

LA MAIRE AVOUE EN SEANCE QUE POUR CERTAINES FAMILLES, LE NOUVEAU SYSTÈME DE CALCUL VA PROVOQUER UNE AUGMENTATION DES TARIFS :

MP3 Cantine et autres services en hausse 

La municipalité a décidé de mettre en place une sorte de quotient familial pour les tarifs municipaux. Nous le proposions dans notre projet municipal. Mais nous voulions aussi diminuer les tarifs pour tous : "Diminuer les tarifs des activités et des services municipaux, sur la base du quotient familial, pour que chacun puisse en profiter quel que soit son niveau de revenu". (http://puteaux.typepad.com/files/programme-le-rassemblement.pdf page 5). Or, la municipalité ne s'engage pas sur l’évolution des tarifs. La maire a même affirmé en séance qu'il y aurait des hausses pour certaines familles. Nous souhaitons nous qu'il n'y ait de hausse pour personne, considérant le formidable gaspillage d'argent public produit par le clientélisme du maire de Puteaux.
Christophe Grébert


Mais à quoi servent les adjoints au maire de Puteaux ? En conseil, ils restent le plus souvent silencieux

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Au conseil municipal de Puteaux, seule la maire Joëlle Ceccaldi parle, en majesté. Et lorsqu'elle décide de temps en temps qu'un dossier soit présenté plus en détail, elle demande alors à un fonctionnaire d'intervenir. Les adjoints au maire, pourtant élus et indemnisés pour cela, ne disent jamais rien ou presque.

En séance, je me demande souvent s'ils savent au moins de quoi on parle ? Je les vois s'ennuyer fermement, leurs dossiers refermés. Travaillent-ils réellement entre 2 conseils ? On ne le sait pas, puisqu'ils restent silencieux ou se contentent parfois de lire un court résumé préparé par l'administration. C'est le cas en particulier du fils du maire, Vincent Franchi, maire adjoint aux finances, à l'urbanisme, à l'éducation, à la culture, ... dont les rares interventions concernent très rarement les sujets traités et se résument souvent à quelques bruits.

Lorsque je fais cette remarque lors du conseil du 8 avril 2016, la maire ne manque pas de me couper la parole :


La maire LR de Puteaux veut réduire le nombre de HLM pour les familles pauvres

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Lors du conseil municipal de Puteaux du 8 avril 2016,  je suis intervenu pour souligner que le projet de nouvelle ZAC des Bergères, sur le haut de la ville, ne comportait que 20% de logements sociaux, dont une très faible proportion de logements véritablement sociaux : les PLAI. Au lieu de le regretter, la majorité municipale Les Républicains a menacé en séance de baisser encore plus cette catégorie de logements HLM destinés aux familles en situation de précarité !

Comme le taux de HLM est actuellement de 28% à Puteaux, j'explique en séance (vidéo 1) que ce projet de ZAC tel que la majorité LR l'envisage, va, par dilution, entraîner une baisse notable de la part des logements sociaux dans notre ville.

Dans sa réponse (vidéo 2), Vincent Franchi, le fils du maire, adjoint à l'urbanisme, me répond avec cynisme que la construction des PLAI pourrait encore être réduite dans notre ville, si l'Etat baisse ses dotations au budget de la ville (ce qui n'a rien à voir !). Sa déclaration provoque les applaudissements des élus Les Républicains, dont la moitié d'entre eux profite pourtant de HLM de la commune, comme j'ai pu le démontrer lors d'un énième procès du maire ! "On va y réfléchir", déclare Joëlle Ceccaldi-Raynaud à la suite de la déclaration de son fils. La solidarité, oui, mais pour eux seulement ! 

Je suis pour ma part favorable au maintien du taux actuel de logements sociaux à Puteaux, afin - en priorité - de résorber le logement indigne encore présent dans notre commune. Ce qui est une véritable honte quand on considère tous les gaspillages produits par l'actuelle majorité.


Puteaux est-elle une ville amie des enfants ? Pas pour les enfants pauvres et mal logés

28440116_8ec376f808_zLors du conseil municipal de Puteaux du 8 avril 2016, la maire LR Joëlle Ceccaldi s'est félicitée de l'obtention par notre commune du label Unicef "ville amie des enfants". Mais quand l'opposition lui demande si les engagements liés à ce label, comme la lutte contre la pauvreté et l'accès égal aux services, s'appliquent au logement, le maire répond que "cela n'a rien à voir !" Les dangers liés à un logement indigne ou insalubre sont pourtant le plus grave problème auquel des enfants de familles pauvres sont exposés. Ce label n'est-il qu'une opération de communication sans réalité concrète ?

Par ce label, la commune de Puteaux s'engage sur la "non discrimination", l'"égal accès aux services" et la "lutte contre la pauvreté". Mais lorsque Bouchra Sirsalane, élue d'opposition Modem, demande au maire LR si ces engagements s'appliquent aussi à l'accès au logement social, Joëlle Ceccaldi lui répond que "cela n'a rien à voir". 

Comment cela "cela n'a rien à voir" ? A Puteaux, des dizaines de familles vivent dans des immeubles insalubres, comme celui de la rue Collin (photo ci-dessus) ou d'autres bâtiments du centre ville. Leurs enfants sont exposés aux risques de maladies et d'accidents liés à l'état de ces logements.
Nous suivons plusieurs familles depuis des années. La mairie refuse d'agir. Leurs demandes de HLM restent sans réponse. 

"L'accès égal" aux logements HLM sera-t-il respecté grâce à ce label de l'Unicef ? Non, répondent en coeur le maire et son 1er adjoint, Michel Duez, délégué à la solidarité, dans la vidéo ci-dessous extraite de la séance du 8 avril. Voilà un bien triste aveu !



LA VILLE AMIE DES ENFANTS... SAUF LORSQU'ILS SONT PAUVRES ET MAL LOGÉS

Pourquoi alors l'Unicef donne-t-il ce label à Puteaux ? En échange de quoi l'association accorde son logo, sa confiance et sa crédibilité à une commune dont le maire et son 1er adjoint tiennent de tels propos ? Au cours du même conseil municipal, le maire a fait voter une subvention pour l'Unicef. ALORS... 

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PHOTO : RUE COLLIN À PUTEAUX (GOOGLE MAPS)